Quel est le point commun entre la Métropole de Rouen, la Communauté de communes de la Côte d'Albatre, l'Agglo Seine-Eure ou encore la Communauté de communes du Pays de Falaise ? Ces collectivités sont toutes engagées dans la démarche Territoire engagé transition écologiques (TETE), portée par l’Agence de la transition écologique (Ademe). Lancé à la fin des années 2000 et fortement déployé depuis 2021, ce programme accompagne les communes et intercommunalités dans leur politique environnementale.
Fin septembre 2026, 53 collectivités de la région étaient engagées dans ce programme. Elles représentent 72% de la population normande.
Malaunay au niveau le plus élevé
En Seine-Maritime, 11 collectivités s'illustrent cette démarche. La ville de Malaunay, engagée depuis 2012, affiche cinq étoiles, le niveau le plus élevé présenté dans le programme. La commune a investi 8 millions d’euros en 9 ans dans la rénovation énergétique de son patrimoine et 3 millions d’euros dans la production d’énergies renouvelables. Ces investissements ont notamment permis de réduire de 36% la consommation énergétique de ses bâtiments soumis au décret tertiaire.
La Métropole Rouen Normandie, Rouen et Le Petit-Quevilly comptent quatre étoiles. La première anime notamment un réseau de douze communes pour partager les bonnes pratiques. La ville de Rouen, engagée depuis 2011, a, de son côté, végétalisé 16 600 m2 de voirie et renaturé 51 établissements scolaires et crèches depuis le lancement de son plan Ville aux 100 jardins.
Canteleu (trois étoiles) développe un maraîchage municipal pour approvisionner sa cuisine centrale. Sotteville-lès-Rouen (deux étoiles) mène la requalification de l’espace Marcel-Lods, avec la rénovation de cinq écoles, d’un gymnase et la création d’un parc de six hectares. Elbeuf (trois étoiles) a rénové l’Atelier 23, avec notamment l’installation d’une centrale photovoltaïque.
Au Trait (trois étoiles), les travaux de rénovation énergétique de cinq bâtiments communaux ont permis d'atteindre 31% d'économies d'énergie en 2025, contre un objectif initial de 20%. La commune de Mont-Saint-Aignan (trois étoiles) a végétalisé quatre cours d'écoles et supprimé jusqu'à 50% du bitume sur certains espaces. La communauté de communes de la Côte d'Albâtre (deux étoiles) s'appuie sur cette démarche pour structurer ses projets environnementaux.
Enfin, Oissel-sur-Seine (anciennement Oissel), engagée depuis 2019, ambitionne d’atteindre le niveau trois étoiles. La commune agit notamment contre la précarité énergétique en accompagnant les ménages dans la rénovation de leurs logements.
Plan d'action de quatre ans
L’accompagnement repose sur un plan d’action de quatre ans, un état des lieux des initiatives existantes et un suivi régulier assuré par un conseiller habilité par l’Ademe. Les collectivités disposent également d’une plateforme numérique pour mesurer leurs avancées et identifier de nouvelles pistes d’action.
La démarche mobilise les élus, les services et les acteurs locaux autour de plusieurs enjeux : sobriété énergétique, réduction des déchets, économie des ressources, mobilité ou encore adaptation au changement climatique. À l’échelle nationale, 631 collectivités participent à cette démarche.