Choisie pour représenter la Meuse à Paris les 7 et 8 septembre derniers, Sandrine Georg a pleinement profité des deux journées pour multiplier les rencontres, soigner son réseau et participer à des ateliers techniques. Revenue en Meuse, elle a dans la foulée été invitée par la préfète de la Meuse à rencontrer une seconde fois en seulement quelques jours Aurore Bergé, la ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes, qui était en déplacement à Verdun le 11 septembre. Une mise en avant qui lui permet aussi de conforter son carnet d’adresses. Après avoir passé vingt-cinq ans dans l’immobilier, elle s’est lancée dans une tout autre aventure en inventant un métier qui n’existait pas : le facilitateur immobilier territorial. À 55 ans, la professionnelle ne cache plus sa volonté de s’engager pour une vraie cause alors que son activité se distingue car elle «ne vend rien» directement. Consciente de l’absence de soutien et d’ingénierie adaptée dans les petites communes rurales contrairement aux grandes agglomérations, elle mobilise son entreprise CLS fondée en 2021 pour la formation et a créé en avril dernier l’association FIT (pour Facilitateur Immobilier Territorial) afin de nouer des relations avec les collectivités.
Sortir de la vacance des biens
«Maillon neutre sur le terrain», selon elle, ce nouveau profil vise à accélérer la sortie de vacance en contactant les propriétaires, en identifiant leurs besoins et en les orientant vers les acteurs et aides existants. Le travail débute par une enquête pour fiabiliser les données et distinguer la «véritable vacance, avant de proposer des solutions sur mesure : aide à la vente, déblocage de successions...». Une première phase de tests a été conduite dans trois communes pilotes dont Triaucourt. Et les premiers résultats sont concluants entre des accompagnements de propriétaires vers des aides de l’État pour des travaux, et la mise en vente prochaine de deux biens via des agences locales. Une nouvelle intervention est prévue fin septembre dans le secteur de Bure, où la demande est forte. Moins de six mois après avoir lancé son activité, l’entrepreneuse est bien décidée à apporter son expertise à la Meuse et à faire avancer cette cause qui lui tient particulièrement à cœur.