Au service de tous, accessible à tous
L’équilibre budgétaire n’est en effet pas l’objectif premier de ce service. «Nous sommes dans le cadre d’un service public, insiste Olivier Ferreira, le président de la Vallée dorée. Au budget prévisionnel, nous avons inscrit 30 000 euros de recettes par an les premières années, soit 10% du coût d’exploitation (estimé à 287 000 euros par an, ndlr)». Un déficit que la collectivité est prête à assumer, rappelant que ce projet, voté à l’unanimité, sera principalement financé via le versement mobilité. «On crée aussi un écosystème favorable aux entreprises», insiste le président, pour qui des déplacements logement-travail fluides sont une force d’attractivité.
Cette première ligne du réseau est d’ores et déjà complétée par une offre de transport à la demande (TAD) assurée par un véhicule électrique, plus petit que le bus de la ligne régulière qui compte 13 places assises et 14 debout. Sur réservation, le TAD peut desservir 11 points d’intérêts (dont les gares SNCF, le parc Chédeville ou la piscine de Liancourt) depuis 28 points. Et là encore à un tarif minimaliste : un euro par aller-retour. «J’avoue que j’étais un peu sceptique face à ce service, mais il y a une vraie demande. Cela correspond à un vrai besoin pour nos administrés», insiste Christophe Dietrich, maire de Laigneville.
Une seconde ligne ouverte d'avril à octobre
À condition de laisser le temps aux habitants de s’y accoutumer. «Nous avons déjà déployé le TAD sur des territoires similaires à la Vallée dorée, raconte Christophe Roy, directeur de Keolis Oise. On sait que cela demande du temps. Pendant 6 à 12 mois on est sur une sorte de plateau, mais ensuite cela décolle généralement très fort et amène parfois à créer des lignes régulières».
La Vallée dorée a aussi pensé son tout nouveau réseau de transport urbain en fonction des flux saisonniers. Si la ligne 1 couvre les besoins du quotidien toute l’année, une seconde ligne sera mise en service d’avril à octobre. «Nous sommes très fiers de la naissance de Libellule. Ce sera à la nouvelle équipe intercommunale de le faire vivre, et de faire les éventuels ajustements qui seront nécessaires. Mais je les encourage à laisser du temps à cet outil pour qu’il s’installe» a conclu Olivier Ferreira.
Pour Aletheia Press, Benoit Delabre