Implantée au coeur du bassin minier, Transport Bray a franchi une nouvelle étape dans sa transition énergétique avec l’implantation d’une station de recharge destinée aux poids lourds électriques. Soutenue par le Collectif opérationnel régional de l’électromobilité (COREM), elle dispose d’une puissance de 2 000 kVA et de 14 bornes permettant de recharger simultanément 5 camions à 400 kW ou jusqu’à vingt véhicules à 100 kW.
Pour David Bray, président de la société de Méricourt, cette station est avant tout le fruit d’une démarche engagée de longue date. «Nous sommes une entreprise passionnée par le mix énergétique ! Notre volonté, c’est de nous différencier, mais surtout d’être acteurs de notre avenir».
Du «transporteur pollueur» au mix énergétique
Une stratégie qui trouve ses racines dans l’histoire récente de l’entreprise comme l’a rappelé son dirigeant. «Dépendants de l’industrie automobile en 2007-2008, nous avons du nous réinventer après la crise de 2008 et progressivement diversifier nos solutions énergétiques, du gaz au B100, en passant par le diesel de synthèse XTL». Et de poursuivre : «Cela fait longtemps que je dis que transporteur ne doit plus rimer avec pollueur, je déteste cette image ! Je veux pouvoir faire mon métier de manière responsable et, demain, regarder mes enfants en sachant que nous avons fait notre part du travail».
L’électrique s’est finalement imposé naturellement, notamment grâce à l’expérience acquise avec les véhicules au gaz. «Quand on sait faire fonctionner un camion au gaz, passer à l’électrique n’est pas une révolution. C’est même, sur certains aspects, plus simple».
Anticiper les besoins de demain
Avec cette station, Transport Bray entend donc dépasser la simple expérimentation puisque l’objectif affiché est de disposer d’un outil capable de répondre aux besoins de ses propres véhicules, mais aussi de ceux d’autres transporteurs. «Nous avons voulu faire quelque chose de vraiment au top, parce que nous voulons être prêts pour la suite», résume David Bray.
Une manière pour l’entreprise de considérer la transition énergétique non comme une contrainte, mais comme un nouveau terrain d’innovation pour un secteur appelé à réduire fortement son empreinte carbone.