En bref

À Orgeux, GRDF franchit l’A31 pour développer le réseau de gaz vert

À Orgeux, GRDF réalise un forage sous l’A31 dans le cadre d’un chantier de plus de 25 km de réseau entre Noiron-sur-Bèze et Varois-et-Chaignot. L’opération doit notamment permettre le raccordement d’une unité de production de biométhane.



© CURIOS - Adobe Stock

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GRDF mène un chantier sur le réseau de gaz entre Noiron-sur-Bèze et Varois-et-Chaignot. À Orgeux, le gestionnaire du réseau de distribution de gaz naturel en France doit faire passer une nouvelle canalisation sous l’A31. Pour cette étape, les équipes utilisent le forage dirigé, une technique qui permet de faire passer la canalisation sous l’autoroute sans ouvrir la chaussée ni interrompre la circulation. Cette opération s’inscrit dans un projet destiné notamment à accompagner le développement du biométhane produit localement.


120 mètres sous l’A31

Le forage s’étend sur 120 mètres et atteint une profondeur maximale de 3,50 mètres sous l’autoroute. Les travaux commencent par un tir pilote réalisé avec une foreuse équipée d’une sonde, permettant de guider le forage selon la trajectoire prévue. Une fois cette étape réalisée, le passage est ensuite élargi avant la mise en place de la canalisation.

SOBECAMAT, spécialisée dans le forage dirigé, intervient sur cette opération, dont le coût est estimé à 27 600 euros.


Plus de 25 kilomètres de réseau

Cette opération de forage s’inscrit dans un projet mené par GRDF entre Noiron-sur-Bèze et Varois-et-Chaignot, sur une distance totale de 25 356 mètres. 6 640 mètres de canalisation sont réalisés entre Noiron-sur-Bèze et Mirebeau-sur-Bèze pour relier une unité de production de biométhane au réseau de distribution. 

Les travaux se poursuivent ensuite entre Mirebeau-sur-Bèze et Varois-et-Chaignot avec 18 716 mètres de réseau supplémentaires. Sur près de 19 kilomètres, la société opte pour une canalisation en polyéthylène pré-enrubannée, protégée par une gaine géotextile, qui peut être enfouie sans apport de sable. Cette technique évite jusqu’à 350 tonnes de sable et de gravats et permet d’économiser 8 tonnes de CO₂ par kilomètre de canalisation posé.