En bref

À Rouen, Haropa baptise son nouveau navire multifonctions «Qui qu’en Grogne»

Baptisé jeudi 24 septembre à Rouen, le «Qui qu’en Grogne» renforce les moyens de Haropa pour entretenir le chenal de la Seine et accompagner l’activité portuaire.

© HAROPA PORT/Nautilus

© HAROPA PORT/Nautilus

Le baptême d’un navire est une étape symbolique. Celui du «Qui qu’en Grogne», organisé jeudi 24 septembre à Rouen, marque aussi l’entrée en service d’un nouvel outil pour l’entretien du chenal de la Seine.

Opérationnel depuis début 2025, ce navire multifonctions a été acquis par Haropa pour plus de 11 millions d’euros auprès du chantier naval néerlandais Neptune Marine. 

Pour l'entretien du chenal de navigation

Long de 27 mètres et large de 13 mètres, ce navire complète les moyens mobilisés pour maintenir les conditions de navigation entre Honfleur et Rouen, sur un chenal de 120 kilomètres. «Le chenal [...] est soumis à l’accumulation de sédiments causée par les marées mais aussi les courants fluviaux. Son entretien est nécessaire pour accueillir les navires à fort tirant d’eau tout en prévenant les risques d’échouement», explique Haropa. 

Le  «Qui qu’en Grogne» intervient notamment après le passage des dragues aspiratrices en marche «Jean Ango» et «Daniel Laval». «Équipées de pompes puissantes, ces navires aspirent les sédiments déposés au fond de la Seine, assurant un entretien continu du chenal de navigation. Ce travail est complété par le Qui qu’en Grogne qui intervient pour niveler le fond du chenal après le passage des dragues et ainsi homogénéiser les fonds», précise-t-on.

À fin août 2026, le navire avait réalisé environ 680 heures d’intervention, dont 458 heures de nivelage et 225 heures de levage. Ses missions l’ont notamment conduit dans l’estuaire, sur le chenal jusqu’à La Bouille, mais aussi auprès de différentes infrastructures en Seine.

Une flotte portuaire en renouvellement

L’acquisition du «Qui qu’en Grogne» s’inscrit dans un programme plus large de renouvellement des moyens nautiques de Haropa. À Rouen, une vedette de police portuaire et deux unités dédiées à la bathymétrie doivent être remplacées, avec des livraisons espérées en 2027. Au Havre, un nouveau navire niveleur doit également rejoindre la flotte.

À plus long terme, le remplacement de la drague aspiratrice «Daniel Laval» est programmé. Ces futurs équipements devront contribuer à la trajectoire bas carbone du groupe portuaire, avec des motorisations de nouvelle génération pouvant utiliser des biocarburants. L’objectif est de moderniser les moyens nautiques déployés sur l’axe Seine tout en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre.