La première pierre de la résidence intergénérationnelle Lucienne Forestier-Gaillard (du nom d’une résistance d’Abbeville disparue l’année dernière) vient d’être posée sur l’ancien site de la sucrerie d’Abbeville et sur un terrain appartenant à baie de Somme habitat, qui porte le projet.
Les 72 logements (45 T2 soit plus de 60 % du programme, 21 T3 et 6 T4) sont répartis sur cinq niveaux, desservis par deux ascenseurs. Tous disposent d’un espace extérieur, soit un balcon ou une terrasse. La résidence sera entièrement clôturée et les accès seront sécurisés. La mise en service prévisionnelle est prévue pour novembre 2027.
Un concept innovant
Quant au concept, il repose sur celui des Maisons Marianne qui prévoit des animations à destination des habitants dans les espaces communs dédiés, sans surcout sur la quittance. Il a pour objectif de favoriser les rencontres, les échanges et la solidarité entre les générations. Car la résidence accueillera un large public : familles monoparentales, jeunes couples, personnes à mobilité réduite… Et offrira des montants de loyers très corrects.
Par exemple, pour un T2, les loyers moyens hors charges ont été fixés via le prêt locatif aidé d’intégration à 302, 05 euros pour les locataires en situation de grande précarité et à 360 euros 41 pour les logements financés par le prêt locatif à usage social, correspondant aux locations HLM (habitation à loyer modéré).
Habitat inclusif
De même, la résidence a été conventionnée en tant qu’habitat inclusif et bénéficie de l’aide à la vie partagée, dispositif financé par la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie et le conseil départemental de la Somme, destiné à soutenir le projet de vie sociale et partagée de six habitants âgés de de plus de 65 ans et/ou en situation de handicap, soit 5 000 euros par an et par personne. Enfin le projet se monte à près de 11 millions d’euros sur fonds propres par baie de Somme Habitat, à 44,11 % par un emprunt auprès de la banque des territoires et à 39,27% par une subvention de 2,12% accordée par l’État.
À l’heure des discours, Nicolas Brunet, directeur général délégué les Maisons Marianne, a évoqué une volonté de «s’inscrire durablement sur le territoire d’Abbeville». Angelo Tonolli, le nouveau maire d’Abbeville, a notamment pointé un projet «innovant» et une tension des demandes en logement social, surtout sur les petits logements. Et l'attente est là : 4 000 dossiers seraient déjà en attente.