Fondée en 1920 sur les bords de Somme, La brûlerie (ex Cafés Dupuis) d’Abbeville vient d’entamer une troisième vie. Après le bombardements de ses premiers locaux en 1940, le torréfacteur artisanal avait pris ses quartiers rue du Pont d’amour, au pied de la collégiale Saint-Vulfran.
La clientèle de professionnels développée
En 2020, il avait été repris par Guillaume Chastagner, qui n’a eu de cesse de développer l’activité auprès des particuliers et des professionnels : «Ce sont des cafés, des hôtels, des restaurants, bars situés en Picardie Maritime ou sur Amiens, souligne t-il. Nous travaillons aussi avec des entreprises, comme des agences d’assurances, des PME/PMI de 200-300 salariés. Nous leurs vendons ou nous leur louons des machines à café. Nous les approvisionnions ensuite en café».
Au fil des mois, il a gagné une clientèle fidèle notamment grâce à une solide communication sur les réseaux sociaux et un excellent bouche à oreille. Aujourd’hui, La brûlerie emploie deux salariés et une alternante. Guillaume Chastagner a passé un nouveau cap en installant fin juillet l’activité au 13 rue des Lingers, axe très fréquenté du centre ville : «Nous avons gagné en visibilité, en modernité, en accueil, confie t-il. Les clients entrent plus naturellement chez nous. Cela prouve que ce déménagement était nécessaire pour la pérennité de l’entreprise. C’est un bel outil pour les 50 prochaines années».
Une cinquantaine de cafés
Au total, Guillaume Castagner travaille une cinquantaine de cafés venant notamment d’Afrique, d’Amérique centrale, d’Océanie, d’Asie… Il ne transige pas sur les contrôles réalisés chez les fournisseurs. Ils arrivent en sac de 60 kg. Il sont torréfiés sur place. Sa belle machine datant des années quatre vingt a aussi fait le voyage depuis la rue du Pont d’amour, où elle embaumait les lieux d’une douce odeur de café : «Elle fait battre le cœur de la boutique», confirme avec affection Guillaume Castagner.
Le café est ensuite vendu en grains ou moulu. Parmi sa dizaine de mélanges, celui maison est le préféré des clients. Nous lui demandons une nouvelle fois sa recette : «C’est monsieur Dupuis qui l’avait créée. Ca reste secret», répond-il. Sur place, les clients trouveront des cafés aromatisés de chez Pikar Alister à Champfleury, une large gamme de thés, des accessoires et machines pour le café et le thé ainsi que des gourmandises locales comme les biscuits artisanaux Les Baboo’dises à Buigny-L’abbé, Les Chardons de Pierre Coaillet à Fort-Mahon ou les douceurs de la Chambre aux confitures à Flixecourt.