En bref

Ailly-sur-Somme : un barrage aménagé pour la biodiversité

Pour assurer le franchissement des barrages par les poissons dans la Somme, le Département a débuté un programme de travaux à Ailly-sur-Somme, à moins de dix kilomètres à l'ouest d'Amiens.

Un aménagement sur la Somme, à l'image de celui-ci déjà réalisé à Pont-Rémy. © Wilfrid Tourbier – Cd80

Un aménagement sur la Somme, à l'image de celui-ci déjà réalisé à Pont-Rémy. © Wilfrid Tourbier – Cd80

Une directive européenne fixe l'objectif de maintenir les milieux aquatiques en bon état écologique. Dans ce cadre, le conseil départemental, propriétaire du fleuve Somme, doit rendre les barrages situés entre Saint-Valéry-sur-Somme et Daours franchissables par les poissons. Une mission d'autant plus importante que le fleuve Somme accueille une grande diversité piscicole et constitue un axe de migration indispensable pour certaines espèces de poissons, notamment les grands migrateurs.

Le Département engage ainsi depuis une quinzaine d'années des travaux conséquents permettant d'assurer «cette transparence écologique en installant des passes à poissons», communique le conseil départemental. Il précise : «Huit barrages ont déjà fait l’objet de transformations importantes pour un montant de quatre millions d’euros, alors que la plupart des ouvrages sont déjà équipés de passes à anguilles». Dans cette continuité écologique du fleuve, le Département a engagé les travaux d'aménagement au barrage d'Ailly-sur-Somme.

Une passe pour les poissons, et les canoës-kayaks

«Le projet consiste à créer une rivière artificielle à microrugosités de 40 mètres de longueur et quatre mètres de largeur contournant le barrage actuel, expose le conseil départemental. Le lit de la rivière sera composé d’enrochements et de blocs béton implantés à intervalle régulier. Un pont assurera la continuité du chemin existant. Un ouvrage implanté à l’extrémité aval de la rivière artificielle permettra d’optimiser les conditions de franchissement piscicole en modulant le débit selon les saisons et les conditions météorologiques».

De plus, les canoës-kayaks auront eux aussi leur passe : une goulotte en béton de 1,40 mètres de largeur en parallèle de la rivière artificielle, fondée sur une couche de grave et sécurisé avec des protections latérales pour les canoës. Réalisé par l’entreprise Revet TP basée à Saint-Ouen dans la Somme, le programme de travaux a débuté le 24 août pour une durée de trois mois. Le coût s’élève à 632 000 € HT, le projet bénéficiant d’un financement de l’Agence de l’eau Artois-Picardie à hauteur de 40% et du Fonds européen de développement régional (FEDER) pour 40% également. Les 20% restants sont financés par le Département.