Avec 82 000 logements recensés dont 81% avec au moins quatre pièces alors que les demandes concernant une famille de quatre personnes avoisinent les 13% contre 34% pour les foyers monoparentaux, l’inadéquation entre l’offre et le besoin est une réalité en Meuse. Conscient de la situation, le Département de la Meuse mène actuellement, dans le cadre de son plan départemental de l’habitat, une démarche d’analyse des besoins en logements de différentes typologies d’habitants que ce soient les seniors, les jeunes ou encore les salariés. Si la Meuse est confrontée depuis plusieurs années à une déprise démographique, des tensions existent dans certains secteurs géographiques, comme c’est le cas à Ligny-en-Barrois portée par la croissance de Daimler. Autre illustration dans le Nord-meusien, à Dieue-sur-Meuse, où l’entreprise Berthold et le groupe Hochland rassemblent plus de 650 salariés alors que la population de la commune s’élève à (seulement) 1 500 habitants.
Répartition des rôles
Cette convention cadre sur la période 2026-2027 vise à «assurer une bonne répartition des rôles entre un acteur historique et partenaire privilégié des entreprises et un Département jouant un rôle moteur et fédérateur dans le champ des politiques de l’habitat et de l’insertion professionnelle». L’enjeu est de développer une meilleure connaissance des besoins des salariés, sécuriser le parcours résidentiel et l’accompagnement des jeunes ou des actifs principalement des secteurs privés, mais aussi de favoriser l’attractivité et le développement de l’offre de logement par une maîtrise du foncier, une mobilisation des financements ainsi que des démarches d’innovation. C’est pour cette raison que l’OPH de la Meuse, la SAC Plurihabitat et des investisseurs privés sont associés à cette démarche afin de «favoriser une offre locative durable et abordable en réhabilitant et en structurant le parc existant et le bâti vacant à fort potentiel résidentiel».