En bref

Aisne : Une nouvelle interface pour le site web des Archives départementales

Le site des Archives départementales de l'Aisne fait peau neuve avec une nouvelle interface et des outils de recherche améliorés par l'intelligence artificielle. Plus moderne, enrichi de milliers de documents, il devrait faciliter et ouvrir la recherche à de nouveaux publics.

Le site internet des Archives départementales de l'Aisne a fait peau neuve récemment et souhaite s'adresser à un plus large public : curieux, passionnés d’histoire locale, chercheurs, étudiants ou encore familles souhaitant retracer leur histoire. Avec une porte d'entrée plus accessible et une présentation plus avenante et abordable, archives.aisne.fr entend simplifier les recherches dans ses collections. Parmi les principales nouveautés, le site intègre un moteur de recherche plus poussé ou encore un menu resserré. 

Les archives de la presse mises en ligne

«Il fallait qu'on retrouve des codes simples qu'on retrouve sur tous les sites internet et au-delà du graphisme, il y a beaucoup de nouveautés avec le moteur de recherche qui était très compliqué sur l'ancien site, il est maintenant d'une simplicité absolue, il suffit de taper un mot comme un nom de famille, une ville, indique Raphaël Baumard, directeur des Archives départementales. On peut ensuite ouvrir les documents et zoomer facilement dedans». Ce nouveau site intègre notamment des archives de presse avec 181 000 documents supplémentaires et il sera possible de faire des recherches dans ces documents grâce à une reconnaissance optique de caractère. «C'est l'une des grosses collections supplémentaires qu'on ajoute et on peut donc faire des recherches dans les textes-mêmes grâce à cet outil, ce qui était impossible avant», souligne le directeur. Un outil qui sera précieux pour les généalogistes.

Une recherche boostée à l'IA

Outre la presse locale, le contrôle des actes ainsi que les plans d'alignement dans les plans cadastraux, les recensements de population et les registres de délibérations, ont été ajoutés. Grâce à l’intelligence artificielle, il est désormais possible d’interroger les recensements de population par nom, prénom ou âge, sur la période 1836-1945. «Il s'agit là aussi d'une recherche optique de caractère mais sur des textes qui sont manuscrits et cela a été possible grâce à l'IA, souligne le directeur. C'est grâce au programme SocFace, piloté par les Archives de France et pour l'instant, les résultats de la recherche n'étaient accessibles que sur leur site internet, nous sommes le premier département à donner accès à ces ressources localement sur notre site».

Le site a aussi développé une partie piste de recherches. Effectuer des recherches dans les archives n'est en effet pas une chose aisée avec des collections qui s'étalent sur deux siècles d'histoires et pour une seule recherche, il faut parfois aller chercher dans cinq à dix fonds de documents différents. «Nous sommes conscients de cette difficulté et nous avons essayé de donner des indications sur la façon de faire une recherche malgré cette complexité, dit le directeur. Nous avons des demandes par exemple de gens qui veulent retracer l'histoire de leur maison ou de leur terrain donc nous leur donnons des pistes et des indications sur les ressources à solliciter». Les visiteurs curieux de l'histoire de leur département trouveront aussi une page consacrée à l'Aisne, son histoire et sa mémoire, le tout illustré par des documents issus des archives. «Nous allons voulu faire un peu l'histoire de l'Aisne pour les nuls, pour les gens qui veulent en savoir plus sur le département, ou qui sont nouveaux sur le territoire», indique le directeur.

Le site regroupe cinq millions de documents

Au total, le site regroupe cinq millions de documents en ligne et 260 000 nouveaux documents viennent d'être ajoutés. Les services travaillent à la numérisation du fonds Lucien Laby, acquis il y a quelques années : les carnets et les dessins de la Première Guerre mondiale. A plus long terme, la numérisation des registres d'immatriculation automobile est prévue, ceci afin de répondre à une demande de retracer l'histoire des véhicules de collection. Le site internet enregistre entre 1 000 à 1 500 visiteurs chaque jour. «On constate toujours des pics de fréquentation après la publication de nouveaux documents et la presse qui n'était pas du tout mise en ligne, était très attendue», précise Raphaël Baumard. Une sorte de produit d'appel donc pour valoriser les archives et peut-être aussi inciter les internautes à venir se déplacer en salle de lecture à Laon.