L’inauguration du nouveau pont levis arrière du château de Rambures est prévue avant les journées européennes du patrimoine en septembre. Ce sera l’un des rares en fonctionnement en France et une belle curiosité pour les dizaines de visiteurs quotidiens du domaine. En attendant, ils peuvent observer les entreprises achever les finitions. C’est l’entreprise d’ébénisterie d’art Oger, installée à Rambures, qui est chargée de la pose du plancher en chêne.
Il y a quelques jours, les premiers essais ont été réalisés pour lever à 90 degrés la structure en bois et acier qui fera environ 6 tonnes. Ce pont levis remplace un précédent créé au XIXème siècle pour accéder au parc. Inspiré des modèles médiévaux, il était tombé en désuétude et partiellement démoli au milieu du XXème siècle.
Un pont monumental
Monumental avec ses 7 mètres de long et ses 5 mètres de large, il avait fait l’objet d’une première restauration complète entre 1987 et 1990, avec l’ajout d’un système de motorisation. Il avait mal vieilli et était devenu dangereux. Désormais, deux vérins hydrauliques assurent son mouvement. Une prouesse imaginée par Richard Duplat, architecte en chef des monuments historiques, à Saint-Cyr-l’Ecole dans les Yvelines et mise en œuvre par les ateliers Aubert-Labansat, situés à Coutances dans La Manche. Les travaux ont concerné aussi la maçonnerie, menée par De Pierre à Camon, et des éléments de sécurité comme de magnifiques garde-corps en bois néo gothiques, rénovés par l’entreprise Oger. Les travaux s’élèvent à près de 500 000 euros. Ils sont subventionnés par la direction régionale des affaires culturelles des Hauts-France et la région Hauts-de-France.
«C’est une satisfaction du devoir accompli», assure Guillaume de Blanchard, le fils des propriétaires, Hélène et Henri de Blanchard, qui vient de décéder. Rappelons que la forteresse en brique et pierre, achevée au XVème siècle, en plein Guerre de cent ans, a toujours appartenu à la même famille.