En bref
Formation

Carton plein pour la filière horlogère de Bar-le-Duc

La première promotion du CAP horlogerie de Bar-le-Duc vient de terminer son année avec 100% de réussite et des apprentis, tous auréolés d’une mention. Des résultats plus qu’encourageants pour la seule offre horlogère du Grand Est qui commence à se faire un nom.



Des apprentis impliqués et motivés qui ont tous brillé. Voilà comment résumer la première promotion de la section horlogère créée à Bar-le-Duc, dans le lycée Saint-Louis qui a formé, cette année, six jeunes en partenariat avec le Campus des métiers Saint-Nicolas. Un an après l’ouverture de cette école unique dans le Grand Est, Samuel Pasquier, le président de l’association L’Horlogerie des Ducs à l’initiative de ce projet confie sa «joie» face à des résultats espérés et désormais obtenus. Et pour cause, tous les apprenants ont décroché leur CAP et avec la manière, comme l’attestent les trois mentions assez bien, deux bien et une très bien. Parmi eux, cinq élèves sur six ont également obtenu la certification internationale niveau 1 de la Fondation Haute Horlogerie. Autre satisfaction, trois jeunes étaient inscrits au concours de Meilleur apprenti de France et deux sont revenus avec une médaille de bronze et d’argent.

Entre satisfaction et préparation

Alors que cette première année se termine sur les chapeaux de roues, l’heure est d’ores et déjà à la préparation de la prochaine rentrée. Et là, le contexte d’incertitude économique s’ajoutant aux coupes budgétaires procédées par le Gouvernement concernant les aides aux apprentis n’invitent pas à l’enthousiasme. «Nous sommes inquiets car nos jeunes rencontrent des difficultés pour signer leurs contrats d’apprentissage», analyse Samuel Pasquier. Et pour cette seconde année, en plus du renouvellement du CAP, l’école horlogère de Bar-le-Duc ouvre sa première promotion BMA (Brevet des métiers d'art) et lance un appel aux dons et autres mécènes avec la volonté de continuer à investir notamment avec l’acquisition de montres mécaniques ou automatiques, pendules anciennes, chronographes ou encore des ouvrages. Tournée vers l’avenir, l’école horlogère meusienne a remporté son premier défi et espère vite devenir «une référence» dans le métier.