La sécheresse continue de produire ses effets en Moselle. Dans la nuit du 31 juillet au 1er août, EDF a procédé à l'arrêt préventif du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Cattenom. La décision a été prise afin de respecter les exigences environnementales liées à la baisse du débit de la Moselle et devrait durer environ un mois.
Le fonctionnement d'une centrale nucléaire nécessite d'importants prélèvements d'eau pour assurer le refroidissement des installations. Lorsque le niveau des cours d'eau devient trop faible, l'exploitant est tenu d'adapter la production afin de préserver les milieux aquatiques et de garantir un débit suffisant pour les autres usages du fleuve, conformément à la réglementation en vigueur et aux accords transfrontaliers.
Aucune conséquence sur l'approvisionnement électrique
Cattenom n'est pas un cas isolé. Les deux réacteurs de la centrale de Chooz, dans les Ardennes, ont eux aussi été arrêtés pour des raisons similaires, la baisse du débit de la Meuse imposant les mêmes précautions.
Pour autant, EDF se veut rassurante. Malgré ces arrêts temporaires, aucune conséquence n'est attendue sur l'approvisionnement en électricité des Français. Le parc nucléaire est dimensionné pour absorber ce type de situation ponctuelle grâce aux autres réacteurs en fonctionnement et aux différentes sources de production disponibles. La France compte aujourd'hui 18 centrales nucléaires réparties sur le territoire, permettant de garantir la sécurité d'alimentation même lors d'épisodes climatiques exceptionnels.