En bref

Eau potable : un appel à projets pour sécuriser les captages en Bourgogne-Franche-Comté

Face à la dégradation de la qualité de l’eau potable, l’État déploie un nouvel appel à projets en Bourgogne-Franche-Comté. Baptisé «L’Eau d’Ici 2026», le dispositif vise à accompagner les collectivités dans la protection durable des captages prioritaires, avec un dépôt de candidatures ouvert jusqu’au 4 septembre.

© Préfécture de la région Bourgogne-Franche-Comté..

© Préfécture de la région Bourgogne-Franche-Comté..

La question de l’eau potable concerne directement la Bourgogne-Franche-Comté, notamment le département de Saône-et-Loire, où les ressources souterraines sont fortement sollicitées. Dans cette région, l’État lance un appel à projets destiné à améliorer la qualité de l’eau distribuée au robinet et à réduire les coûts de traitement.

L’eau potable provient majoritairement des nappes souterraines. Lorsqu’elle est dégradée par des pollutions diffuses, les traitements deviennent plus complexes et plus coûteux pour les collectivités. C’est dans ce contexte que les «captages prioritaires» ont été identifiés : il s’agit de points de prélèvement dont la qualité nécessite des actions renforcées. La région compte 136 captages de ce type, ce qui en fait l’un des territoires les plus concernés en France. L’Yonne, la Haute-Saône et la Côte-d’Or concentrent à elles seules une large part de ces sites.

Selon les services de l’État, moins de la moitié de ces captages disposent aujourd’hui d’un plan d’action structuré, malgré une classification parfois ancienne.

Un dispositif d’accompagnement renforcé

L’appel à projets «L’Eau d’Ici 2026» s’inscrit dans le Plan régional santé environnement 2023-2027. Il est porté par l’État en lien avec l’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté et vise à aider les collectivités à construire des stratégies locales de protection de la ressource.

Les communes et intercommunalités concernées peuvent déposer leur candidature jusqu’au 4 septembre. Les projets retenus bénéficieront d’un accompagnement technique, d’un appui d’experts et d’une subvention de 10 000 euros pour lancer les actions. Des structures spécialisées, dont des organismes de recherche comme l’INRAE, seront mobilisées pour appuyer les démarches.

L’objectif affiché est de favoriser des solutions adaptées à chaque territoire et de renforcer la coordination entre acteurs publics, scientifiques et financiers.