En bref
Agriculture

Grand Est : 161 projets déjà aidés pour mieux protéger l’eau

L’Agence de l’eau Rhin-Meuse et ses partenaires lancent la 9e édition de l’appel à manifestation d’intérêt dédié aux filières agricoles favorables à la ressource en eau. Jusqu’au 30 novembre 2026, collectivités, agriculteurs, coopératives et entreprises peuvent présenter des projets associant protection de l’eau, activité économique et développement de filières. 


© Attasit / Adobe Stock. Des filières agricoles engagées pour protéger l’eau.

© Attasit / Adobe Stock. Des filières agricoles engagées pour protéger l’eau.

Le Grand Est ouvre une nouvelle fenêtre de financement pour les filières agricoles liées à la protection de l’eau. L’appel à manifestation d’intérêt (AMI), porté depuis 2018 par la Région Grand Est et les agences de l’eau Rhin-Meuse, Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée Corse, cible les territoires confrontés à des enjeux sur la ressource. Pour cette 9e édition, les porteurs disposent d’une session unique, du 28 septembre au 30 novembre 2026. 

L’enjeu dépasse la seule évolution des pratiques agricoles. Le dispositif cherche à structurer des filières capables de relier production, transformation et valorisation de matières premières agricoles à faible impact sur l’eau. Agriculture biologique, prairies et fourrages, mais aussi chanvre, miscanthus et autres productions destinées aux fibres ou à la biomasse figurent parmi les filières ciblées. Les aides peuvent notamment accompagner des études, des démarches d’animation ou des investissements nécessaires à la concrétisation des projets. 

La protection de l’eau structure de nouvelles filières

Le bilan des éditions précédentes donne une mesure de la dynamique engagée : 161 projets ont déjà été aidés, représentant 114 500 hectares de surfaces à bas niveau d’impact maintenues ou développées et 2 080 exploitations agricoles engagées. Pour 2026, les projets collectifs et multipartenariaux sont particulièrement encouragés, notamment lorsqu’ils associent une collectivité concernée par la ressource et un acteur économique. 

Cette approche traduit une évolution du financement de la transition agricole : la protection de l’eau est recherchée non seulement par les pratiques des exploitants, mais aussi par la construction de débouchés économiques et de chaînes de valeur locales. Un enjeu qui concerne directement les territoires du Grand Est, où agriculture, industrie agroalimentaire et nouvelles filières biosourcées peuvent être amenées à travailler ensemble.