Après avoir été primé en 2025, le Département de la Meuse accueillera la troisième édition des Assises nationales d’accès aux soins le 30 juin prochain. Ce rendez-vous national de référence illustre les préoccupations des territoires ruraux confrontés à la baisse démographique des professionnels de santé et à une difficulté rencontrée pour attirer des spécialistes. Dans cette compétition nationale, ce sont les grandes agglomérations qui sont les mieux dotées. Face à ce constat, le Conseil départemental de la Meuse a très vite su se tourner vers l’e-santé avec des expérimentations engagées et la coopération entre acteurs pour «améliorer durablement l’accès aux soins des habitants». L’accueil des Assises nationales représente «une opportunité» pour la Meuse qui réunira des décideurs publics, des professionnels de santé, des experts et des entreprises innovantes. À cette occasion, des tables rondes, des conférences thématiques, des retours d’expérience et villages de solutions rythmeront cette journée.
Vers une santé hybride
Si l’accès aux soins ne fait pas partie des compétences des départements, le Conseil départemental de la Meuse a fait le choix de se saisir de cette problématique et conduit actuellement le projet Cœur de Meuse, à proximité de la gare Meuse TGV, avec la volonté de «faire de la santé hybride un nouveau modèle en ne perdant pas de vue la qualité et la coordination de soins», selon Julien Didry, le vice-président de la Meuse en charge des projets innovants. D’ailleurs, après la création d’une société d’économie mixte dédiée à l’e-santé, il y a quelques mois, les différents partenaires avaient inauguré un cabinet de télémédecine installé sur la commune des Trois Domaines. À l’avenir, ce pôle santé pourrait se renforcer avec la présence de spécialistes dont des dermatologues ou ophtalmologues ; deux spécialités en voie de disparition dans les départements ruraux. Des sujets, des initiatives et des problématiques qui seront abordées lors de ce rendez-vous où la Meuse ne voudra pas faire de figuration.