Le vignoble de Bourgogne fait face à des défis climatiques inédits. Pour y répondre, les acteurs de la filière viticole et les autorités publiques ont formalisé en début d'année 2026 le déploiement du plan Cap-2050. Ce projet de recherche appliquée, cofinancé par l’État et FranceAgriMer, concentre ses premières expérimentations sur des parcelles pilotes situées à Aluze, sur la côte chalonnaise en Saône-et-Loire.
De l'expérimentation technique à la restructuration des exploitations
Sur le site d'Aluze, les techniciens évaluent la résilience du vignoble face au manque d'eau chronique. Les travaux portent sur l'introduction de variétés résistantes et le test de nouveaux porte-greffes adaptés aux sols très secs, avec l'obligation de préserver le profil typique des cépages bourguignons. Au-delà de l'agronomie, ce programme interministériel intègre un volet managérial. Il questionne l'évolution des modèles économiques des domaines via une mutualisation accrue des outils de production et une diversification des activités pour sécuriser les revenus face aux pertes de rendement.
Un écosystème régional mobilisé pour l'avenir de la filière
Le projet Cap-2050 s’appuie sur un réseau de domaines pilotes à l'échelle de la Côte-d’Or, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne. Coordonné avec le plan Parsada dédié à la réduction des produits phytosanitaires, il associe des partenaires institutionnels et scientifiques comme le Vinipôle Sud Bourgogne, l'Université de Bourgogne et la chaire Unesco.
L'enjeu est désormais d'accélérer le transfert de ces innovations vers le terrain pour que l'économie viticole régionale maintienne son leadership commercial malgré l'évolution du climat.