En bref

Laon : L'Autorité environnementale donne son avis sur le projet de circuit automobile

L'Autorité environnementale a rendu son avis sur le projet de circuit automobile porté par la société MSV de Jonathan Palmer sur l'ancienne base de Laon-Couvron. Elle émet un certain nombre de recommandations.

Le projet de circuit automobile de Jonathan Palmer, un dossier très ancien.

Le projet de circuit automobile de Jonathan Palmer, un dossier très ancien.

Un avis rendu sur le projet de circuit automobile porté par Jonathan Palmer. Il concerne l'impact environnemental du projet et contient des recommandations mais ne se prononce pas sur son opportunité. L'Autorité environnementale (Ae) rappelle les contours de ce dossier très ancien, revu et amendé à plusieurs reprises ces dernières années, prévu sur l'ancienne base aérienne de Laon-Couvron : la création d'un circuit automobile de 3,7 km et les bâtiments nécessaires à son fonctionnement, une piste d’aérodrome de 1 200 m de long environ, ainsi qu’une zone d’activités destinée notamment à accueillir des ateliers pour la maintenance et l’entretien des véhicules. «Le projet, qui a fait l’objet d’une première autorisation environnementale en 2019, est modifié avec des dimensions plus réduites et son évaluation environnementale est actualisée à cette occasion. Un projet de centrale photovoltaïque au sol, qui a fait l’objet d’une évaluation environnementale distincte, est développé en parallèle sur les terrains de l’ancienne base», note le rapport en date du 10 septembre 2026.

Sauvegarde des espèces protégées

Pour l'Ae, les principaux enjeux environnementaux du projet sont la sauvegarde des espèces protégées ou patrimoniales présentes sur le site et de leurs habitats ainsi que le maintien de la biodiversité (y compris ordinaire) et des continuités écologiques, la qualité des eaux souterraines, la gestion des sols pollués et des risques pyrotechniques, la qualité de l’air et le bruit, du fait des usages et trafics supplémentaires routiers et aériens vers et depuis le site, les émissions de gaz à effet de serre des activités accueillies sur le site. 

Mesures de compensation

Et elle préconise plusieurs points : préciser la situation initiale des terrains sur l’ancienne base militaire, les travaux nécessaires pour la réalisation des différents aménagements et le calendrier prévu des opérations ainsi que la répartition des surfaces entre le projet d’autodrome et le projet de centrale photovoltaïque ; concernant les milieux naturels et la biodiversité, de poursuivre la démarche éviter-réduire-compenser afin de définir de façon précise les mesures de compensation nécessaires pour le projet d’autodrome et de présenter l’articulation avec les mesures de compensation prévues dans le cadre du projet de centrale photovoltaïque ; de clarifier les incidences du projet sur les trafics à l’extérieur du site et de préciser les mesures qui seront prises afin de maîtriser les incidences liées aux trafics supplémentaires les jours de manifestations exceptionnelles ; de compléter le bilan des émissions de GES, présenter les mesures d’évitement, de réduction et de compensation envisagées, et démontrer l’affirmation selon laquelle les émissions de gaz à effet de serre engendrées par le projet seront compensées.