Ils étaient nombreux ce jeudi 24 septembre à Gayant Expo à Douai pour ce rendez-vous annuel. Une édition marquée par les 70 ans de l'Association des Maires du Nord (AMN), qui «rassemble les petites communes comme les grandes villes», comme l'a rappelé Bernard Gérard, longtemps applaudi à la suite de son discours d'ouverture, le dernier en tant que président de l'AMN.
Responsabilité accrûe, surcharge administrative, baisse des recettes, violence envers les élus... Le mandat de maire est sans nul doute de plus en plus complexe alors que 80% d'entre eux sont bénévoles. «Nous devons regarder devant nous. La commune reste le premier maillon de la République. C'est là que les concitoyens y trouvent la proximité. Nous sommes le premier kilomètre de la confiance» a poursuivi Bernard Gérard.
L'une des forces de la France : ses 36 000 communes. Loin d'être une complexité, elles sont, selon le président, «une richesse», à la fois économique, touristique et démocratique, malgré les crises auxquelles elles doivent faire face.
Soutien régional et départemental
Plus de 200 millions d'euros ont été investis l'an dernier dans les communes du Nord par la Région Hauts-de-France, une priorité selon sa vice-présidente Florence Bariseau. Même constat du côté du Département du Nord avec 35 millions d'euros d'aides alloués aux communes à travers par exemple le dispositif Villages et Bourgs, les collèges, l'aménagement des routes...
«On nous a souvent dit ne pas être à la hauteur, pourtant, le Nord est celui qui a le plus de musées départementaux, sans compter les compétitions sportives que nous soutenons. Nous n'avons pas la compétence développement économique mais tout ce que l'on peut injecter dans les communes fait de la richesse» a tenu à rappeler Christian Poiret, président du Département du Nord, le plus grand de France.
Quant au préfet Bertrand Gaume, il a évoqué «les défis nouveaux» qui attendent les élus, à l'image du changement climatique – «un défi dans le bâti scolaire et les équipements publics» – ; de la rénovation des villes ; des changements en matière agricole – 65 millions d'euros sont actuellement débloqués en Hauts-de-France pour soutenir la filière – ; mais aussi, de la crise énergétique.