On s'arrache ses créations dans les plus grands hôtels et palaces du monde entier mais pourtant, Quentin Bailly reste fidèlement attaché à ses racines nordistes. Implantée dans le Vieux-Lille depuis neuf ans, au 65 rue des Arts, la boutique s'est depuis étendue en avril dernier jusqu'au 67-69, notamment pour y proposer de nouvelles gammes : les pâtisseries sont venues enrichir les étals déjà bien garnis de créations chocolatées, et désormais, les glaces y ont leur espace dédié, avec un comptoir de vente à emporter. Sans oublier les entremets glacés – déjà proposés à Pérenchies. Pistache de Bronte de Sicile, vanille Pompona de Madagascar, chocolat pure origine République dominicaire... des ingrédients rares, que l'artisan sublime dans un Barquillo artisanal, un cornet d'exception venant d'Espagne que seuls neuf fabricants produisent dans le monde.
Quatre tonnes de chocolats
Derrière chaque création de Quentin Bailly, une attention toute particulière au choix des produits : «Je n'aime pas le mot luxe, je dirais que nous sommes sur haut de gamme et du sur-mesure. Nous ne faisons aucune concession de qualité sur le choix de nos matières premières» poursuit l'artisan, désormais à la tête d'une équipe d'une trentaine de collaborateurs – un effectif qui a doublé en à peine trois ans.
La «Fabrique QB» produit chaque année quatre tonnes de chocolats, confiseries et autres créations gourmandes et plus d'1,5 million de macarons, entièrement réalisés à la main. Dans la nouvelle extension du laboratoire, effective depuis mi-juillet, ils auront même leur pièce dédiée.
Dans les palaces du monde entier
On trouve, dans les locaux du laboratoire-usine de Pérenchies, des effluves gourmandes de cacao d'Asie, de Viêtnam, du Venezuela, de Martinique... Mais aussi des purées de fruits 100% fruits, des pralinés entièrement réalisés sur place. «Nous voulons garder les goûts à l'ancienne, avec les procédés manuels».
C'est ce qui vaut à Quentin Bailly une reconnaissance outre-Atlantique : il fournit aujourd'hui différents hôtels et événements à travers le monde, exporte vers le Japon, l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. Le BtoB représente aujourd'hui 60% du chiffre d'affaires et l'export, entre 25 et 30%. «Nous n'avons pas de barrières mais on veut maîtriser les marchés sur lesquels on s'implante. On se laisse porter par les projets» sourit l'artisan chocolatier, pour qui la valeur ajoutée vient de la maîtrise du savoir-faire.