Dossier

Lille : une nouvelle vie pour la Cité administrative

Le célèbre bâtiment de 30 000 m² pour 21 étages proposera d'ici quatre ans une résidence étudiante, des logements sociaux, des commerces et... un restaurant en rooftop végétalisé.  

Nouveau look pour une nouvelle vie. La Cité administrative de Lille change de propriétaire et de cap. Jusqu’à présent propriété de l’État (qui est le plus grand propriétaire de France, avec 97 millions de m²), c’est le groupe Duval qui a racheté ce bâtiment emblématique de la capitale des Flandres pour 6 millions d’euros. L’objectif du groupe est de «créer un lieu de vie avec de la mixité sociale et générationnelle», comme l’explique Jérôme Duval, directeur régional adjoint chez Duval Développement. 

Le bâtiment de 30 000 m² pour 21 étages proposera une résidence étudiante, des logements sociaux, des commerces, avec une cellule de 300 m² et un restaurant en rooftop végétalisé. Le travail de rénovation doit durer environ trois ans, à partir de 2027, pour une ouverture au troisième trimestre 2030. Le coût est estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros (le montant exact n’a pas été communiqué). Peu de démolitions sont à prévoir, à l’exception du quart-de-rond, qui sera remplacé par un parc de 3 500 m² en bas de l’immeuble. L’isolation se fera par l’intérieur, pour préserver l’extérieur exceptionnel du bâtiment. 

L’État poussé à la vente

Plusieurs raisons ont poussé l’État à vendre le bâtiment. Tout d’abord, la volonté d’avoir «un quartier administratif à Porte des Postes, pour entrer pleinement dans le XXIe siècle !», précise Frank Mordacq, directeur régional des finances publiques. Ensuite, l’État français a besoin d’argent et doit vendre ses biens. La mairie n’a pas souhaité acquérir le bâtiment, jugeant ne pas en avoir besoin. 

Enfin, cette vente est «dans l’intérêt de la ville de Lille», souligne Arnaud Deslandes, le maire, face aux besoins de logements toujours plus importants, et encore plus en ce qui concerne les étudiants. 570 étudiants seront attendus lors de la rentrée 2030. C’est le bailleur Vilogia qui s’occupera du Crous et de 30% des logements sociaux estudiantins. Soit 170 jeuness.