À Boulay-Moselle, une des icônes du terroir mosellan, les Macarons de Boulay, viennent de franchir un nouveau cap. Après plus de trois décennies à la tête de la maison familiale, Jacques Alexandre transmet le flambeau à sa fille Mathilde. Une étape clé dans l’histoire de cette confiserie fondée en 1854.
Symbole d’un patrimoine culinaire et culturel profondément ancré dans la vie locale, le macaron boulageois bénéficie d’une recette artisanale inchangée depuis plus d’un siècle et demi : amandes fraîches, sucre, blancs d’œufs, façonnés un à un à la cuillère, un geste minutieux qui a forgé sa réputation.
Pour Mathilde Alexandre, cette transmission n’est pas seulement un héritage, c’est une responsabilité à assumer avec ambition. Aux côtés de son père depuis plusieurs mois, elle a appris les gestes du laboratoire, mais aussi l’importance de faire perdurer l’histoire familiale. Celle qui a grandi au rythme des fournées de macarons veut aujourd’hui conjuguer tradition et modernisation, notamment en renforçant les canaux de distribution et en modernisant le laboratoire.
Cette transition intervient alors que la maison bénéficie toujours d’une reconnaissance officielle prestigieuse : la labellisation Entreprise du patrimoine vivant (EPV), une distinction rare pour une entreprise alimentaire, qui souligne l’excellence de son savoir-faire.
Tradition, authenticité et modernité ne sont plus des termes opposés, mais les piliers d’un avenir que Mathilde Alexandre veut écrire avec audace. Si le secret de fabrication reste jalousement conservé, la stratégie, elle, s’ouvre sur des perspectives nouvelles pour que ce fleuron du patrimoine lorrain continue de séduire les gourmands d’aujourd’hui et de demain.
La boîte rouge
Emblématique de la marque, la «boîte rouge» existe depuis 1854. En 2006, un autre packaging a rejoint la collection mais les puristes persistent en privilégiant le modèle historique. La Ville de Boulay s’en est même inspirée pour créer des bacs à fleurs géants qui ont orné à une époque les entrées de la commune.