Dossier

Maxéville : la Capeb de Meurthe-et-Moselle veut un fil rouge

Dans un contexte conjoncturel et législatif loin d’être favorable à l’univers du bâtiment, la Capeb de Meurthe-et-Moselle vient de tenir son assemblée générale le 3 juillet dans ses locaux de Maxéville. Pas d’alarmisme pour Lenaïc Rauch, son président réélu pour un troisième mandat, mais du déterminisme. Encore faut-il qu’une certaine stabilité et visibilité s’installent. 

Le dispositif de MaPrimeRénov’ de nouveau raboté par le législateur en pleine interrogation sur l’évolution climatique et l’urgence de la rénovation énergétique, une baisse générale de l’activité du secteur, le thermomètre des défaillances d’entreprises qui surchauffent !

Tous les voyants (ou presque) sont dans le rouge mais pourtant le discours s’est voulu déterministe et engagé de la part de Lenaïc Rauch, le président de la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) de Meurthe-et-Moselle à l’occasion de l’assemblée générale de son organisation, le 3 juillet dernier sur l’esplanade de ses locaux de Maxéville.

«C’est clair, la situation est loin d’être bonne. Cela fait plus de deux ans que nous enregistrons un recul successif de l’activité mais pour autant il demeure des axes d’espoir. Nous savons que cela va repartir et pour se faire, il faut juste un peu de stabilité», assure le président fraîchement réélu pour un troisième mandat de trois ans à la tête de la Capeb de Meurthe-et-Moselle.

De la stabilité, référence faite au nouveau coup de rabot porté au dispositif MaPrimeRénov annoncé au 1er septembre prochain excluant la quasi-totalité des aides aux travaux de rénovations énergétiques dits par gestes en oppositions aux travaux de rénovation globale.

Pour de la continuité

Les projets de décret et d’arrêtés prévoient notamment la suppression des aides «par geste» pour les travaux d'isolation (combles, toitures, fenêtres), les systèmes de ventilation, les poêles à bois ou biomasse ainsi que plusieurs équipements de production d'eau chaude sanitaire. Ces travaux ne seraient plus soutenus que dans le cadre d'une rénovation globale, bien plus onéreuse, lourde et complexe.

«Nous plaidons pour cette rénovation par gestes qui permet aux gens de débuter un parcours de rénovation et non pas de tout faire en même temps. Bon nombre, faute de moyens financiers suffisants, ne peuvent le faire. Nous continuerons à tenir cette position».

Un message lancé à Yves Séguy, le préfet de Meurthe-et-Moselle présent à l’assemblée générale !

«Il y a moins de commande publique, moins d’aides mais nous devons tout mettre en œuvre pour ne pas casser l’aménagement de notre territoire et défendre notre économie de proximité», assure le représentant de l’État.

Pas facile, mais possible si «un véritable fil rouge et une certaine continuité s’installe», comme l’explique le président de la Capeb de Meurthe-et-Moselle. Le tout dans une confiance mutuelle…

Convention avec Enedis signée

À l’occasion de l’assemblée générale de la Capeb de Meurthe-et-Moselle, le 3 juillet à Maxéville, la confédération a signé une convention de partenariat avec Enedis. Cette déclinaison locale d’un partenariat national vise à installer des synergies en matière de sécurité électrique des installations en lien avec la transition énergétique.