La Meuse sera représentée au cœur des travaux sénatoriaux consacrés à l’adaptation au changement climatique. Jocelyne Antoine a été désignée, le 16 septembre, rapporteure pour avis par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable sur la proposition de loi visant à reconnaître une politique nationale d’adaptation au changement climatique et à adapter les mécanismes d’assurance.
Son travail intervient dans un calendrier resserré : la discussion en séance publique est programmée le 19 octobre. Le texte, déjà adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 8 avril 2026, est notamment examiné par la commission des finances du Sénat.
L’assurance face aux nouveaux risques climatiques
L’enjeu dépasse largement le débat parlementaire. Le texte prévoit notamment de faire évoluer les règles liées à l’indemnisation après une catastrophe naturelle et à la surprime CatNat. Il ouvre aussi la possibilité, pour les assureurs, d’appliquer un taux de prime ou de cotisation additionnelle supérieur pour certains biens situés dans des zones exposées, notamment les biens professionnels dont la valeur assurée dépasse 20 millions d’euros.
Pour les entreprises comme pour les collectivités, l’évolution des risques climatiques pose ainsi une question très concrète de couverture et de financement des dommages. Le Sénat souligne également que le texte touche aux enjeux d’économie et de finances, de logement et d’aménagement du territoire.