En Meuse, les arboriculteurs récoltent actuellement les mirabelles dans des conditions rendues plus difficiles par la sécheresse. Selon la FDSEA de la Meuse, les vergers présentent cette année un manque important de fruits et une maturité très hétérogène. Le principal débouché reste l’industrie, tandis que la vente directe est également affectée par des fruits arrivant à maturité à des périodes différentes. Cette situation complique particulièrement la cueillette manuelle : le tri et la sélection des fruits nécessitent davantage de temps de travail, alors que le coût de la main-d’œuvre pèse déjà sur l’équilibre économique des exploitations. Les producteurs doivent également composer avec des difficultés liées aux contrats saisonniers.
L’arboriculture face à des charges croissantes
Les exploitations doivent également composer avec la pression des ravageurs, le retrait de certaines substances phytosanitaires et des contraintes supplémentaires sur les traitements et les analyses. La campagne des quetsches s’annonce inexistante cette année, tandis que les perspectives pour les pommes et les poires restent difficiles. À l’échelle nationale, cette situation illustre la vulnérabilité économique des productions fruitières : lorsque les rendements diminuent, les charges liées à la main-d’œuvre, aux traitements et au tri pèsent davantage sur chaque fruit commercialisé et réduisent les marges des exploitations.