Pendant une semaine, les arrêts de bus sont devenus le terrain d’un jeu de piste inédit. Porté par Meuse Grand Sud avec plusieurs partenaires locaux, Mobili’Fun a invité les 16-26 ans à résoudre douze énigmes réparties dans différentes communes. QR codes dissimulés, selfies, applications mobiles et indices photographiques ont conduit les participants vers des arrêts du réseau TUB, des points de Transport à la Demande (TAD) ou encore des lieux patrimoniaux.
L’opération ne se limite toutefois pas à un concours. Les participants sont encouragés à rejoindre les différents sites en bus, à vélo, à pied ou en trottinette et à tester les services existants. L’un des défis proposait notamment de découvrir l’application Pysae pour suivre les trajets du réseau TUB, tandis qu’un autre invitait à utiliser un point TAD parmi plusieurs communes du territoire.
La mobilité pèse sur l’accès à l’emploi
L’enjeu dépasse la seule animation locale. Une étude publiée par l’Insee souligne que les difficultés de transport peuvent constituer un frein à l’emploi pour les jeunes : certains renoncent notamment à des opportunités professionnelles faute de solutions de déplacement adaptées. L’Insee rappelle également que les possibilités de mobilité géographique participent aux trajectoires d’insertion professionnelle. Dans les territoires où les lieux d’emploi, de formation et de services sont dispersés, la connaissance et l’usage des transports collectifs ou du TAD constituent donc un enjeu économique autant que pratique.