Interview
René Hocq, président du CdG62

Le Centre de Gestion 62 apporte son expertise aux collectivités

À l’occasion de l’inauguration des nouveaux locaux du CdG62 à Bruay-la-Buissière, René Hocq, président de l’établissement, est revenu sur les raisons de cet agrandissement et sur le rôle de l’établissement auprès des collectivités.


René Hocq, président du Centre de gestion de la fonction publique territoriale du Pas-de-Calais.

René Hocq, président du Centre de gestion de la fonction publique territoriale du Pas-de-Calais.

Pourquoi était-il devenu nécessaire d’agrandir les locaux du CdG62 ?

Depuis sa création en 1987, les missions du Centre de gestion n’ont cessé de se développer, de se diversifier et de se professionnaliser. Les collectivités sont confrontées à des responsabilités toujours plus nombreuses, à un environnement réglementaire toujours plus complexe et à des enjeux de ressources humaines qui prennent une place croissante dans la gestion communale et intercommunale… Nous devions donc adapter notre outil de travail. Cet agrandissement permet d’accueillir nos équipes dans de bonnes conditions et surtout de répondre toujours mieux aux besoins des collectivités que nous accompagnons.

Quel est aujourd’hui le rôle du Centre de gestion auprès des collectivités ?

Il n’est pas simplement une institution administrative supplémentaire, il est un outil au service des collectivités. Nous sommes là pour apporter de l’expertise, du conseil, de l’accompagnement et, lorsque c’est nécessaire, des solutions mutualisées. Notre rôle est aussi de permettre à chaque collectivité, quelle que soit sa taille et quels que soient ses moyens, d’avoir accès à des compétences et à une expertise qu’elle ne pourrait pas nécessairement mobiliser seule.

Être maire aujourd’hui, c’est aussi être employeur

Pourquoi insistez-vous sur la mutualisation ?

Car une petite commune doit pouvoir bénéficier du même niveau de conseil et d’accompagnement qu’une collectivité plus importante. C’est une question d’efficacité, bien sûr, mais c’est aussi une question d’équité entre les territoires.

Les maires sont-ils suffisamment armés face à leurs responsabilités ?

Être maire aujourd’hui, c’est aussi être employeur. Cette responsabilité est devenue particulièrement exigeante. Le maire-employeur doit prendre des décisions en matière de recrutement, d’organisation des services, de management, de rémunération, de conditions de travail ou encore de prévention des risques. Il doit parfois gérer des situations humaines difficiles, tout en veillant au respect d’un cadre juridique de plus en plus complexe. Je mesure, comme maire, combien cette dimension peut parfois être lourde à assumer.

Quelle ambition portez-vous pour le CdG62 dans les prochaines années ?

Nous devons surtout regarder vers l’avenir. Les collectivités vont continuer à évoluer, les métiers vont se transformer et les enjeux d’attractivité et de fidélisation de la fonction publique territoriale vont devenir encore plus importants. Face à ces défis, le Centre de gestion doit continuer à évoluer lui aussi. Cet agrandissement est bien plus qu’une réponse à un besoin immobilier, il constitue une traduction concrète de notre volonté de disposer d’un outil à la hauteur des ambitions que nous portons pour les collectivités et leurs agents.