Parmi les mesures environnementales que la Société du Canal Seine-Nord Europe (SCSNE met en place, figurent le mares, et notamment les mares écologiques. Ces mares visent à offrir de nouveaux habitats pour une colonisation naturelle par les espèces animales et végétales, mais aussi à accueillir des amphibiens identifiés en amont dans les zones de chantier du Canal, et déplacés dans ces nouvelles mares.
L’aménagement d’une vingtaine de mares est prévu dans le programme environnemental du Canal, dont une dizaine sont déjà construite dans l’Oise, le Nord et récemment dans la Somme. «Une majorité d’entre elles sont fonctionnelles et montrent des résultats très encourageants. Faune et flore locale y ont naturellement élu domicile, dont certaines espèces protégées, et des opérations de déplacement d’amphibiens y ont été réalisées avant le démarrage de chantiers dans l’Oise», explique la SCSNE.
Pour construire ces mares, la Société du Canal explique s’appuyer sur l’expertise d’entreprises spécialisées. «Tout est mis en œuvre pour que ces aménagements deviennent de nouveaux lieux d’accueil pour la faune et la flore», explique-t-elle. Ainsi, plusieurs niveaux d’eau sont ainsi créés au sein d’une même mare : des zones peu profondes, idéales pour la reproduction des amphibiens, et des espaces plus profonds, qui assurent un niveau d’eau minimum dans la mare, même en période plus sèche. Des plantations sont également réalisées aux abords, avant même que la vie végétale s’installe naturellement à l’intérieur des mares.
Les mares, essentielles pour la biodiversité
Ces mares écologiques représentent un des cœurs battants de la biodiversité. Une marre écologique est une étendue d’eau de taille variable et de faible profondeur (deux mètres maximum), alimentée le plus souvent par les eaux pluviales. Une mare peut être d’origine naturelle ou créée par l’homme. «On considère les mares comme des réservoirs de biodiversité car elles sont particulièrement appréciées par de nombreuses espèces végétales et animales, notamment par les amphibiens (grenouilles, tritons…) et libellules, pour se reproduire, s’alimenter ou encore se reposer », précise la SCSNE.