Depuis février dernier, Chloé Noiret a réalisé son rêve d’enfance : ouvrir sa chèvrerie. L’histoire est d’autant plus belle qu’elle a installé son élevage dans l’ancienne étable à vaches de ses grands-parents paternels, abandonnée depuis dix sept ans dans le hameau de Romaine, dépendant de Ponthoile. Comme il est situé dans le parc naturel régional baie de Somme-Picardie Maritime, elle l’a tout naturellement baptisé Capri’baie.
Très proches de l’homme
Après la trentaine de naissances du début d’année, elle compte une soixantaine de têtes, dont une trentaine qui donne chaque jour une soixantaine de litres de lait, soit en moyenne 2 litres par chèvre : «Je les adore car elles sont très proches de l’homme, confie la jeune femme de 25 ans, qui élève également des chiens de races Jack Russel et Welsh Corgi Pembrocke. Elles demandent des câlins et sont intelligentes. Ce qu’on leur apporte, elles nous le redonnent. Ma priorité, c’est qu’elles soient bien. Je suis heureuse car des particuliers ont pris mes chevreaux. J’ai une liste d’attente pour ceux voulant adopter mes chèvres de réforme».
Ces demoiselles profitent de foin et de paille à volonté. Leur nourriture est complétée par des granulés, du maïs et de la poudre de soja, pour favoriser la lactation. Une partie de sa production est transformée sur place en une soixantaine de fromages (frais, demi-frais, secs, enrobés avec des épices…). Une autre partie prend la direction l’EURL Bourgois à Arry, qui produit des glaces :
De la vente essentiellement sur place
«Grâce à Vanessa et Thibault, je peux proposer trois parfums de glaces : vanille, chocolat et nature, explique t-elle. Les clients disent que l’on retrouve le gout du lait de chèvre et que les glaces sont moins grasses que celles avec du lait de vache».
Enfin, elle propose, grâce au savoir-faire de la savonnière Virginie Dercourt, installée à Gorges, à proximité de Bernaville, cinq savons composés à 20% de lait de chèvres : «La gamme s’adresse aux peaux grasses, sensibles, sèches, matures et de tous types», précise Chloé Noiret. Tous ces produits sont vendus sur place lors des horaires d’ouverture, en ce moment ceux des vacances scolaires. Les week-ends, locaux et touristes, peuvent assister à la traite et parcourir l’élevage :
«Le but est de faire découvrir mon activité encore plus, confie t-elle. J’adore son côté pédagogique. Les gens posent beaucoup de questions et sont toujours surpris par la gentillesse des chèvres. Je suis très contente car je n’ai jamais assez de fromages à vendre. J’en commercialise aussi auprès de quelques restaurateurs».
Exceptionnellement, Chloé Noiret sera présente le 7 août prochain sur le marché d’Huppy qui se déroulera dans le centre de la commune de 16 à 20 heures.