Signée le 2 juin par Nicolas Mayer-Rossignol, président de la Métropole Rouen Normandie, et Cécile Avezard, directrice générale de VNF, cette nouvelle charte fixe un cadre de coopération destiné à valoriser les 95 kilomètres de Seine qui traversent le territoire métropolitain et bordent 32 communes.
Au-delà de la dimension institutionnelle, le partenariat s’accompagne d’une série de projets concrets appelés à remodeler durablement les berges et les infrastructures fluviales. En rive droite, les quais de Paris et du Pré-aux-Loups feront l’objet d’opérations de restauration et de requalification conciliant activités économiques, usages urbains et renaturation des espaces.
En rive gauche, dans le cadre du projet Saint-Sever Nouvelle Gare, les quais Anquetil, du Cours la Reine et d’Elbeuf doivent progressivement accueillir de nouvelles activités logistiques, des espaces de loisirs, des mobilités douces ainsi que des bateaux-activités. Une liaison vers l’île Lacroix est également envisagée.
Développement du port fluvial du Jonquay
Le partenariat prévoit aussi la création d’une promenade le long des berges de l’île ainsi que la réhabilitation d’anciens bâtiments de VNF. Autre dossier majeur : le développement du port fluvial du Jonquay, un site de 51 hectares situé entre Amfreville-la-Mi-Voie et Sotteville-lès-Rouen. Les deux partenaires souhaitent y favoriser l’implantation d’activités économiques utilisant davantage le transport fluvial afin de réduire le trafic routier et les émissions de gaz à effet de serre.
La convention prévoit également des actions en faveur de la biodiversité, de la modernisation de la flotte fluviale, du tourisme de nature et du développement de l’itinéraire cyclable La Seine à Vélo.
À l’échelle nationale, cette coopération illustre la montée en puissance du transport fluvial dans les politiques publiques de transition écologique et de compétitivité logistique. Face à la saturation de certains axes routiers et aux objectifs de réduction des émissions de carbone, les pouvoirs publics cherchent à accroître la part du fret transporté par voie d’eau.