En bref

Saint-Quentin : Xavier Bertrand dénonce la suppression de navettes routières par la SNCF

Dans un courrier adressé à la directrice de TGV Inoui Nord, Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, demande des comptes sur la suppression des navettes routières reliant Amiens et Saint-Quentin à la gare TGV Haute-Picardie.

La gare de Saint-Quentin. (c) M. G.

La gare de Saint-Quentin. (c) M. G.

Xavier Bertrand n'est pas content et il le fait savoir. Le président de la Région vient de rendre public un courrier qu'il vient d'adresser à Emmanuelle Chailley, directrice TGV Inoui Nord dans lequel il s'étonne d'un projet de suppression de la navette routière reliant Amiens et Saint-Quentin à la gare TGV Haute-Picardie. Une décision qu'il dit avoir appris par des usagers. «Il est inadmissible que la Région découvre ce projet par ceux qui en subiront les conséquences, sans avoir reçu la moindre information officielle de la SNCF, explique le Saint-Quentinois dans son courrier. Vous avez ainsi décidé de supprimer ces liaisons, sans information préalable de la Région ni des élus des communes concernées. Cette décision est honteuse, méprisante à l’égard des usagers et inacceptable pour la Région».

Dégradation des conditions de déplacement

Selon le président des Hauts-de-France, la suppression de cette navette routière «dégraderait directement les conditions de déplacement des usagers et pénaliserait l’attractivité du territoire picard, notamment les territoires d’Amiens et Saint-Quentin». Il estime qu'à terme, c'est l'avenir même de la gare TGV Haute-Picardie qui s'en trouverait menacé, n'hésitant pas à parler d'une décision «qui reviendrait tout simplement à tuer à petit feu» celle-ci, en cessant notamment l'accès à la navette. 

Dans sa missive, Xavier Bertrand demande à la compagnie ferroviaire «quelle réponse elle va apporter aux habitants de ces territoires qui n'ont pas de voiture». Il estime que «les usagers n'ont pas à payer le prix de cette méthode» et il demande que la continuité de l'accès à la gare TGV Haute-Picardie soit garantie et qu'un dialogue respectueux avec les territoires, soit rétabli.