En bref

Saône-et-Loire : 42 actions pour anticiper la crise de l’eau d’ici 2070

La Saône-et-Loire anticipe une hausse du stress hydrique de 23 à 29% d’ici 2070. Une étude départementale prévoit aussi une forte baisse des débits de plusieurs rivières et propose 42 actions pour préserver la ressource.

©  galam - Généré avec l'IA / Adobe Stock.

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La Saône-et-Loire se prépare à une dégradation de sa situation hydrique dans les prochaines décennies. Présentée le 29 septembre, l’étude prospective menée pendant trois ans par le Département prévoit une hausse moyenne des températures de 1,9 à 2 °C d’ici 2070. Les précipitations pourraient progresser de 2 à 7%, sans pour autant compenser les effets du réchauffement. Le stress hydrique devrait ainsi augmenter de 23 à 29% par rapport à son niveau actuel.

Le département prélève aujourd’hui environ 283 millions de mètres cubes d’eau chaque année. Le volume global devrait peu évoluer, mais sa répartition pourrait changer. Les prélèvements destinés à l’irrigation sont notamment susceptibles d’augmenter de 70% d’ici 2070. L’évaporation des plans d’eau pourrait également progresser de 31%, tandis que les prélèvements industriels reculeraient de 7%.

Des rivières particulièrement exposées

Les effets du changement climatique ne devraient pas être identiques sur l’ensemble du territoire. La Saône-et-Loire compte près de 8 000 kilomètres de cours d’eau et 5 000 plans d’eau. Plusieurs rivières pourraient connaître une baisse importante de leur débit d’étiage, c’est-à-dire leur niveau minimal. L’Arroux pourrait enregistrer une diminution de 73%, devant l’Arconce (-71%), la Grosne (-54%) et la Bourbince (-50%). La baisse atteindrait 36% pour la Seille et 7% pour la Dheune.

Pour répondre à ces perspectives, l’étude recense 42 pistes d’action. Elles concernent notamment l’adaptation de l’agriculture, la réduction des consommations, le déploiement de compteurs connectés et la protection des zones humides et inondables. La limitation de l’artificialisation des sols figure également parmi les propositions. Le département souhaite désormais associer communes, intercommunalités, agriculteurs, industriels et syndicats spécialisés afin de décliner ces mesures à l’échelle des bassins hydrographiques.