Le port de Rouen confirme son rôle de premier hub céréalier français. À l'issue de la campagne céréalière 2025-2026, clôturée le 30 juin, les quatre opérateurs rouennais ont expédié 8,4 millions de tonnes de grains, soit une hausse de 61% par rapport à la campagne précédente (5,2 millions de tonnes). Ce volume dépasse également la moyenne des dix dernières années, établie à 7,4 millions de tonnes.
«La qualité et la quantité étaient au rendez-vous dans l’hinterland de Rouen. Ce qui a permis aux opérateurs céréaliers de réaliser une campagne parmi les meilleures du port, indique Haropa. Cette campagne a été marquée par une concurrence forte sur le marché international et notamment de la part des pays producteurs de blé de l’hémisphère sud». Haropa conserve plus de 50% des exportations françaises de céréales par voie maritime. Le conflit au Moyen-Orient n'a, par ailleurs, pas eu d'impact significatif sur les flux selon Haropa.
Les blés meunier et fourrager représentent 5,6 millions de tonnes exportées. Les orges atteignent 2,6 millions de tonnes, soit la «troisième meilleure campagne jamais enregistrée pour cette céréale à Rouen». Les graines oléoprotéagineuses et le malt complètent les expéditions avec 600 000 tonnes.
Le Maroc, première destination du blé meunier
La campagne a également été marquée par l'ouverture d'un nouveau silo du groupe BZ à Petit-Couronne, offrant 55 000 tonnes de capacité de stockage supplémentaires et renforçant les capacités logistiques du port.
Le Maroc demeure la première destination du blé meunier avec 2,6 millions de tonnes, devant la Chine (578 000 tonnes) et la Côte d'Ivoire (520 000 tonnes). Au total, les céréales chargées à Rouen ont été exportées vers 41 pays.
« Avec 8,4 millions de tonnes, la campagne 2025-2026 se situe au-dessus de la moyenne décennale du port de Rouen. Cette performance est portée à la fois par les agriculteurs de notre hinterland et l'ensemble des acteurs qui contribuent à la chaîne logistique et commerciale. Ces exportations constituent un atout majeur pour l'économie française », souligne Kris Danaradjou, le directeur général adjoint développement de Haropa.