Photographes, vidéastes, graphistes, motion designers... dans le monde du digital, trouver le bon prestataire n'est pas toujours chose aisée comme l’a constaté Valentin Drygas, fondateur de TakeMe. « Je me suis rendu compte des difficultés à identifier les bons prestataires car, en dehors du bouche-à-oreille ou d'une recherche Google, il n'existait pas de solution simple et de proximité. Les plateformes existantes sont souvent très impersonnelles ou nécessitent de payer pour être mis en avant, je voulais proposer une alternative plus humaine et plus juste ».
Proximité et méritocratie
Disponible prochainement sur l'Apple Store, TakeMe mise sur la géolocalisation pour rapprocher les créatifs des entreprises, des professionnels, mais aussi des particuliers. Et contrairement aux plateformes qui prélèvent des commissions pouvant atteindre 10 à 20 % sur les prestations, TakeMe adopte un modèle différent. « L'utilisation est gratuite pour les clients, tandis que les freelances s'acquittent d'un abonnement mensuel… nous ne voulions pas pénaliser les indépendants avec des commissions sur leur chiffre d’affaires ».
La jeune pousse refuse également le principe de visibilité payante. « Un algorithme classe les professionnels selon différents critères comme leur réactivité, le respect des délais ou la qualité de leur profil, et les avis clients viennent compléter cette évaluation. Nous avons également intégrer une intelligence artificielle pour aider les utilisateurs à identifier le professionnel dont ils ont besoin, même lorsqu'ils ne maîtrisent pas les termes techniques ».
Une ambition régionale comme nationaleDéveloppée depuis un an et demi avec une équipe composée de trois développeurs et d'une agence spécialisée dans le design d'interface, TakeMe affiche déjà des indicateurs encourageants. Plus de 1 000 freelances sont en effet préinscrits et plus de 30 000 euros ont été levés pour soutenir le développement du projet. « Dans un premier temps, l'application sera testée localement afin de recueillir les retours des utilisateurs » précise l’entrepreneur, « cette phase d'expérimentation est essentielle pour ajuster la plateforme aux besoins réels du terrain et, ensuite, étendre progressivement le service à l'ensemble des Hauts-de-France dès 2027, avant d'envisager un déploiement national à l'horizon 2028 ».
A suivre…