En bref

Le Tréport : Un four hybride pour Verescence

En route depuis le 20 septembre, il fonctionne grâce une nouvelle technologie hybride oxy-gaz. Quand il atteindra sa vitesse de croisière, 80% des énergies fossiles seront remplacées par de l’énergie électrique. 

Publié aujourd'hui à 8h04 - Mis à jour 8h06
Le groupe affiche toujours fièrement son projet. ©I.B.

Le groupe affiche toujours fièrement son projet. ©I.B.

Epaulé par Fives, groupe d’ingénierie international, Verescence, leader mondial du flaconnage de luxe pour l’industrie parfumerie-cosmétique, a achevé de construire un four hybride sur son site amiral du Tréport-Mers-les-Bains. Il remplace un four au gaz par une nouvelle technologie hybride oxy-gaz. 

Sur une publication sur sa page Facebook, le syndicat CGT-Verescence Mers indique que le four 6 a redémarré le 20 septembre : « Il a atteint un tirage de 100 tonnes de verre par jour. La qualité du verre est au rendez-vous. La performance énergétique permet déjà de réduire de moitié sa consommation».

De nombreux soutiens 

Il s’agit du premier four hybride au monde dédié aux applications cosmétiques. Le Prium® Eco-Flex permettra à terme de produire jusqu’à 150 tonnes de verre par jour. Il fonctionnera avec une combinaison d’oxygène-gaz et d’électricité, remplaçant jusqu’à 80% des énergies fossiles par de l’énergie électrique.

Cette configuration permettra de réduire drastiquement les émissions de carbone tout en maintenant une production de verre de haute qualité. Le nouveau four sera équipé d’un système H.R.A.™ (Heat Recovery Area), développé par Fives, qui permet de récupérer la chaleur des gaz de combustion directement dans le four.

Cette solution va améliorer l’efficacité énergétique du four en préchauffant la charge dans une section abaissée de la superstructure, générant ainsi des gains d’efficacité supplémentaires. Le cout serait de 25 millions d’euros. Pour ce projet, Verescence bénéficie d’une subvention de 5 millions de la part de l’Union européenne et de la région Normandie, via le fonds pour une transition juste (FTJ), ainsi qu’une subvention de 3,8 millions d’euros accordée par l’État dans le cadre de France 2030.