Interview
Santé

Accès aux soins : la politique volontariste meusienne

Les Assises nationales de l’accès aux soins ont lieu, ce 30 juin, à Bar-le-Duc où élus, experts et professionnels de santé vont débattre. Explications avec Jérôme Dumont, le président du Département de la Meuse.

© Alexandra MARQUET. «Je pense que l’échelon départemental est d’ailleurs la bonne maille pour organiser l’accès aux soins», explique Jérôme Dumont, le patron de l'exécutif meusien.

© Alexandra MARQUET. «Je pense que l’échelon départemental est d’ailleurs la bonne maille pour organiser l’accès aux soins», explique Jérôme Dumont, le patron de l'exécutif meusien.

Les Tablettes Lorraines: Vous accueillez aujourd'hui les assises nationales de l’accès aux soins  dans un contexte particulier en Meuse. Pourquoi le département que vous présidez s’est saisi de cette problématique ?

Jérôme Dumont: Au niveau départemental, dans toutes les enquêtes d’opinion que nous menons, l’accès aux soins arrive en tête des préoccupations. Depuis un an, nous déclinons une politique d’accès aux soins, notamment autour de Meuse TGV, mais nous bénéficions également de toute l’antériorité des politiques qui ont été conduites depuis vingt ans en Meuse avec notamment la mise en place de maisons de santé pluridisciplinaires. Nous pouvons compter depuis cinq ans sur l’expérimentation e-Meuse Santé, avec nos collègues de la Haute-Marne et de la Meurthe-et-Moselle. Je pense que l’échelon départemental est d’ailleurs la bonne maille pour organiser l’accès aux soins. Sébastien Lecornu, lors des assises des Départements de France, avait évoqué cette idée.

Est-ce aussi pour cette raison que vous prenez de l’avance en Meuse sans attendre des potentielles obligations règlementaires ?

C’est vraiment une politique volontariste, en lien avec les demandes de nos concitoyens. Nous sommes obligés d’aller au-delà de nos compétences. La santé connectée est déjà une réalité avec le docteur Kern qui est installé à Meuse TGV avec de la téléconsultation mais aussi de la consultation classique. Nous souhaitons tester en Meuse une nouvelle organisation et des innovations pour la santé de demain qui ne pourra pas rester telle qu’elle est. Face aux difficultés pour consulter des spécialistes comme des ophtalmologues, des dermatologues ou encore des pédiatres, nous allons bientôt faire des annonces sur des consultations proposées au sein de la gare Meuse TGV.

Qu’attendez-vous justement de ces assises ?

C’est l’occasion d’évoquer des solutions et des dispositifs que nous déclinons, non pas seul mais avec nos partenaires. Je pense à la Région Grand Est avec le GIP santé. Nous voulons démontrer pendant ces assises nationales qu’il n’y a pas une seule solution adaptée à tous les territoires.