En bref

Aisne : Les boulangeries désormais autorisées à ouvrir sept jour sur sept

Fanny Anor, préfète de l'Aisne, a pris un arrêté abrogeant l’arrêté préfectoral du 20 juillet 2000, qui imposait un jour de fermeture hebdomadaire obligatoire pour les boulangeries et points de vente de pain du département. Depuis le 1er juin, les boulangeries qui le souhaitent peuvent ouvrir chaque jour, une mesure qui répond aux attentes de la profession.

Les boulangeries de l'Aisne peuvent désormais ouvrir chaque jour de la semaine.

Les boulangeries de l'Aisne peuvent désormais ouvrir chaque jour de la semaine.

Les boulangeries de l'Aisne pourront ouvrir sept jours sur sept. Cette décision de la préfète de l'Aisne fait suite au jugement du tribunal administratif d’Amiens en date du 3 février 2026, qui avait enjoint la préfecture d’abroger cet arrêté dans un délai de six mois, au motif que celui-ci n’était plus conforme aux évolutions législatives et aux attentes de la profession. Jusqu'ici, seuls les grandes surfaces, supérettes ou les terminaux de cuisson pouvaient être ouverts chaque jour. Désormais, les boulangeries de l’Aisne – qui le souhaitent – pourront ouvrir chaque jour de la semaine.

Une mesure déjà appliquée dans la région

Une mesure qui n'oblige en aucun cas l'ensemble des boulangeries à ouvrir chaque jour et qui ne remet pas en cause les droits fondamentaux des salariés, qui doivent bénéficier d’un repos hebdomadaire minimal de 35 heures consécutives. Son respect reste une obligation absolue pour tous les employeurs.

«Les boulangers axonais pourront, s’ils le souhaitent, ouvrir leur boulangerie 7 jours sur 7. Cette abrogation, déjà effective dans d’autres départements de la région, ouvre une possibilité nouvelle aux boulangeries, sans créer d’obligation d’ouverture, commente Fanny Anor, préfète de l'Aisne. Là où cette abrogation est entrée en vigueur, elle n’a pas bouleversé l’équilibre économique des artisans boulangers et s’est exercée avec discernement et respect des droits des salariés. Aux côtés des artisans boulangers, la préfecture y veillera».