L'idée des ombrières végétales dans la cour de l'école maternelle de la rue Delpech à Amiens est née d'une concertation entre les parents élus et l'équipe pédagogique il y a deux ans. Il s'agissait de créer des ombrières pour apporter de la fraîcheur tout le long de la façade Sud des classes maternelles souffrant de chaleur et ensoleillement direct. Cette initiative visait à installer des pergolas accompagnées de plantes grimpantes adaptés et non toxiques, offrant ainsi de l'ombre autant à l’extérieur devant les classes et à l'intérieur.
Résultat deux ans plus tard : des ombrières végétales et trois fosses permettant aux élèves et enseignants de végétaliser et réaliser des plantations dans la cour de l'école. L'inauguration a eu lieu en présence du collectif de parents porteurs du projet, d'Océane Sermadiras, adjointe au maire déléguée à la Démocratie Locale et à l'Accessibilité et Maxime Gignon, conseiller municipal, élu référent du quartier Henriville qui apprécie particulièrement la dimension participative du projet : «Voilà bien une action exemplaire, simple et efficace avec des parents à l’initiative, une équipe pédagogique et des enfants associés, avec une mairie et des services municipaux et métropolitain en soutien. Une réalisation utile qui mérite d’en inspirer d’autres sur notre territoire».
Passiflores et clématites
«Les salles de classe ont perdu quelques degrés. Cela répond donc bien aux enjeux climatiques et aux chaleurs étouffantes que l’on a connues en juin», soulignent quant à eux les parents. Sur 74 écoles publiques, 20 sont déjà végétalisées. Il s'agît de protéger les enfants des canicules mais aussi de rendre les cours plus inclusives.
Les projets de végétalisation ne passent plus par le budget participatif mais sont intégrés au tronc commun de la municipalité. Les agents de la direction de proximité sud ont réalisé ces travaux. «Avec ses passiflores encore fleuries et ses clématites qui prospèrent quant à elles au printemps, les ombrières embellissent en plus la cour, se réjouit la directrice Valérie Gense. Elles marquent les différentes entrées des classes et confèrent un accueil convivial. Ça profite aussi aux parents. Aux enseignants et aux élèves désormais d’en prendre soin».