En bref

Dans le Noyonnais, le Plan climat air énergie territorial entre en révision

Le premier PCAET du Pays des Sources et Vallées arrive à échéance. Avant de passer à la rédaction du suivant, l’heure est au bilan et à la concertation.

Le premier Plan climat air énergie territorial (PCAET) du Pays des Sources et Vallées arrive à échéance. Cette démarche a pour ambition de traduire en actions locales les objectifs européens en matière de lutte contre le changement climatique. «Tous les EPCI de plus de 20 000 habitants ont l’obligation d’en élaborer un. L’idée est d’aborder tous les sujets liés à la transition écologique, comme la mobilité, l’isolation des logements ou encore les consommations énergétiques», rappelle Aude Landelle, coordinatrice du Pays des Sources et Vallées.

Dans le Noyonnais, les trois communautés de communes - le Pays des Sources, les Deux Vallées et le Pays Noyonnais - ont fait le choix de porter ce projet ensemble. «Nous devons réviser le plan tous les cinq ans. Nous sommes actuellement en phase d’analyse afin d’évaluer la situation. Le but est de dresser un état des lieux aujourd’hui et de le comparer à celui de 2018, date du premier diagnostic», résume Aude Landelle.

Des résultats encourageants

Les premiers résultats sont encourageants. «Nous avons, par exemple, constaté en 2023 une baisse de 15% des consommations d’énergie et de 18% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2018. C’est une étape vers des résultats encore plus ambitieux à l’horizon 2030», souligne-t-elle. Pour atteindre ces objectifs, l’ensemble des acteurs du territoire ont été encouragés à se mobiliser.

«Nous avons vu émerger des initiatives très intéressantes, comme celle portée par ABCD Nutrition, GutterFrance et l’Esat Léopold Bellan, installés sur la zone industrielle de Noyon»; indique Aude Landelle. Les trois entités se sont regroupées pour monter un projet d’autoconsommation collective photovoltaïque. «C'est une première dans les Hauts-de-France», souligne la coordinatrice.

Certaines collectivités ont aussi répondu à l’appel. À Thiescourt, par exemple, la municipalité a installé des ombrières photovoltaïques. Le surplus d’électricité produit est redistribué depuis trois mois à une dizaine d’habitants. Ces derniers ont déjà adapté leurs habitudes de consommation afin d’optimiser les bénéfices de ce dispositif.

Mobiliser tous les acteurs

Ces exemples alimentent directement la phase de révision du PCAET, dont la concertation a été prolongée jusqu’en septembre afin de toucher un maximum d’acteurs. Pour rappel, plus de 3 000 personnes avaient participé à l’élaboration du premier Plan climat. Un questionnaire en ligne est mis à disposition des habitants, des élus et des entreprises, tandis que des ateliers participatifs seront organisés à la rentrée.

Enfin, le 30 juin, une réunion se tiendra à partir de 18 heures à l’amphithéâtre du Campus Inovia, à Noyon. Elle permettra aux entreprises, aux collectivités et aux établissements publics de découvrir les dispositifs de financement disponibles pour des projets liés à la production d’énergie renouvelable, à l’isolation des bâtiments ou encore à la végétalisation des espaces. Les nouveaux enjeux devraient être définis à l’automne, après une phase de priorisation menée avec les élus.