En bref

En 2026, Metz concentre plus de la moitié des recrutements prévus en Moselle

Malgré un ralentissement du marché de l’emploi, les entreprises mosellanes continuent de recruter massivement en 2026. Selon la dernière enquête «Besoins en main-d’œuvre» de France Travail, restituée le 2 juin dernier, près de 23 000 projets d’embauche sont recensés dans le département, dont la moitié à Metz.

© France Travail. Fabrice Nourdin, directeur départemental de France Travail, a présenté ce 2 juin l’enquête sur les besoins en main-d’œuvre en Moselle.

© France Travail. Fabrice Nourdin, directeur départemental de France Travail, a présenté ce 2 juin l’enquête sur les besoins en main-d’œuvre en Moselle.

Le marché de l’emploi reste dynamique en Moselle. D’après la dernière enquête Besoins en main-d’œuvre (BMO) de France Travail, 23.000 à 25.000 projets de recrutement sont envisagés dans le département en 2026, soit des projets d’embauche dans une entreprise sur cinq.

Le bassin de Metz concentre à lui seul plus de la moitié des intentions d’embauche (13.000 recrutements annoncés). Viennent ensuite le Bassin houiller (6.000), puis le Bassin sidérurgique autour de Thionville et Hayange (4.000).

Les petites entreprises demeurent les principaux moteurs du marché de l’emploi : à l’échelle nationale, deux recrutements sur trois devraient être réalisés dans des structures de moins de 50 salariés.

Services, restauration et aide à la personne en première ligne

Comme dans le reste du pays, les métiers de service dominent largement les besoins des employeurs mosellans. Les agents d’entretien arrivent parmi les profils les plus recherchés, devant les aides à domicile, les aides-soignants, les employés polyvalents de restauration ou encore les serveurs de cafés et restaurants.

Le commerce, la logistique et l’industrie restent également des secteurs recruteurs, notamment autour de Metz et du Bassin houiller. Dans l’industrie manufacturière et agroalimentaire, plus de 1.500 recrutements sont encore attendus cette année en Moselle.

Des tensions persistantes sur certains métiers

Malgré un léger recul des difficultés de recrutement au niveau national, les tensions demeurent fortes en Moselle. Plus d’un recrutement sur deux est encore jugé difficile par les employeurs mosellans, notamment dans le BTP, le soin, l’industrie ou l’hôtellerie-restauration.

Le Bassin sidérurgique apparaît comme le territoire le plus sous tension, avec près de 65% des recrutements considérés comme compliqués. Les entreprises évoquent principalement le manque de candidats qualifiés et les difficultés d’attractivité de certains métiers.

Dans ce contexte, France Travail insiste sur les besoins croissants en formation, reconversion et montée en compétences pour répondre aux attentes des entreprises locales.