En bref

Enfants en danger : une unité pédiatrique au centre hospitalier d’Hirson

Une unité d’accueil pédiatrique enfants en danger a été aménagée dans les locaux du centre hospitalier d’Hirson avec cette particularité qu’elle est commune avec le centre hospitalier de Laon. Dans cet espace sécurisé et adapté, l’équipe pluridisciplinaire va recueillir la parole des enfants victimes ou présumés victimes de violences ou de maltraitances. 

Aménagée dans les anciens locaux des urgences du centre hospitalier Brisset d’Hirson, l’unité d’accueil pédiatrique enfants en danger se prépare à accueillir les premières petites victimes de violences ou maltraitances orientées par les professionnels de santé, les autorités judiciaires ou encore les services d’enquête. L’enfant pourra librement s’amuser avec les jeux et jouets mis à disposition dans la salle d’accueil, un espace au mobilier adapté, qui favorise un premier contact en confiance avec l’équipe pluridisciplinaire dont la pédiatre, Bénédicte Mansuel. 

À l’issue de cette première phase d’évaluation de la situation, la victime mineure pourra être entendue par des enquêteurs formés dans un espace aménagé en salle d’audition, permettant de «recueillir la parole des enfants avec délicatesse afin qu’ils soient entendus sans être brusqués et accompagnés avec bienveillance». 

Une organisation sur mesure

La 15e UAPED des Hauts-de-France qui mobilise de nombreux partenaires a été pensée pour répondre aux besoins propres du département et présente la particularité d’être «bi-sites». Lors de l’inauguration, le commandant du groupement de gendarmerie de l’Aisne, le colonel Stéphane Aurousseau, le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Laon, Jean-Baptiste Miot, la préfère de l’Aisne, Fanny Anor, se sont réjouis que l’Aisne dispose désormais «de cet outil de proximité indispensable» qui manquait au territoire pour faciliter le travail des enquêteurs, agir plus rapidement et plus efficacement, pour au final, accélérer la prise en charge psychologique «des enfants du territoire». 

Le maire d’Hirson, Jean-Jacques Thomas a rappelé que «la réactivité était indispensable face aux drames de plus en plus nombreux, que la protection des enfants ne concerne pas que la seule justice, que chacun se devait d’apporter sa contribution à un service public». Les différents intervenants ont mis en avant cette capacité des partenaires locaux à «se faire confiance», à rechercher ensemble des solutions aux problèmes que chacun s’efforce de faire fonctionner.