Le premier semestre 2026 confirme la dynamique engagée en 2025, c’est le bilan dressé par Haropa Port, qui réunit les ports du Havre, de Rouen et de Paris. Malgré les incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz, le trafic maritime de l’axe Seine affiche une progression sur plusieurs filières.
Sur le trafic total, Haropa affiche une «progression sensible dans les parts des ports du range Nord avec 0,6 point de gagné» avec 9% de part de marché, indique Haropa. Sur le seul trafic de conteneurs, sa part de marché atteint 7,4%, en hausse de 0,7 point.
Les conteneurs en forte progression
Après deux années record, le trafic conteneurisé poursuit sa croissance. 1,64 million d’EVP ont été traités au cours des six premiers mois de l’année, soit une hausse de 8,6% sur un an. En tonnage, les volumes progressent de 8%, à 15,95 millions de tonnes, grâce notamment au dynamisme des conteneurs pleins à l’import comme à l’export.
Les vracs solides progressent également de 11,4%, à 6,46 millions de tonnes. La performance est portée par les exportations céréalières, en hausse de 33,2%, à 4,1 millions de tonnes. Sur la campagne 2025-2026, le port de Rouen a traité 8,4 millions de tonnes de céréales, auxquelles s’ajoutent les oléoprotéagineux et le malt, portant l’ensemble à 8,97 millions de tonnes.
Des effets contrastés sur les trafics industriels
Les importations de pétrole brut progressent de 5,7%, à 10 millions de tonnes. La diversification des approvisionnements a permis de compenser le recul des importations en provenance du Moyen-Orient, dont la part est passée à 13%.
À l’inverse, les produits raffinés reculent de 3,2% et les produits chimiques de 18,8%, ces derniers étant particulièrement exposés aux prix du pétrole et du gaz. Au global, les vracs liquides restent toutefois en hausse de 2%, à 18,65 millions de tonnes.
Le trafic roulier progresse légèrement (+1,6%), tandis que les matériaux destinés au BTP sont en retrait, notamment les agrégats (-25,2%). Les trafics pourraient toutefois bénéficier des besoins liés aux chantiers du Grand Paris dans les prochains mois. La croisière, enfin, accuse un retard à fin juin, avec 86 escales (-12,2%) et 202 653 passagers (-12,5%), après un rebond observé au printemps.