L’activité économique régionale a évolué à un rythme modéré en juillet, selon la dernière enquête de conjoncture de la Banque de France, menée auprès d’environ 8 500 entreprises et établissements. L’industrie progresse légèrement, tandis que les services marchands et le bâtiment affichent des situations plus contrastées.
- Dans l’industrie, la production régionale a légèrement augmenté après le rebond technique enregistré en juin. Les secteurs liés à l’investissement tirent toujours leur épingle du jeu. L’agroalimentaire et la fabrication de machines et équipements enregistrent les progressions les plus marquées. Les équipements électriques et électroniques, la métallurgie ainsi que le bois-papier-imprimerie avancent plus modestement. À l’inverse, l’activité recule dans le textile-habillement-chaussures, le caoutchouc-plastique et la fabrication de matériels de transport. Les stocks de produits finis restent suffisants, mais les carnets de commandes demeurent déprimés. Pour août, les industriels anticipent une baisse de la production plus forte qu’à l’accoutumée à cette période.
- Les services marchands connaissent également un mois en demi-teinte. Le niveau des prestations et de la demande diminue globalement, malgré de fortes disparités. L’hébergement, l’information-communication et les activités juridiques, de gestion, d’architecture et d’ingénierie progressent légèrement. En revanche, le transport-entreposage, la restauration et le travail temporaire sont en retrait. Les dirigeants interrogés tablent sur une activité globalement stable en août, une fois les effets saisonniers neutralisés.
- Dans le bâtiment, les volumes d’activité diminuent en juillet, aussi bien dans le gros œuvre que dans le second œuvre. Les carnets de commandes sont jugés insuffisants, particulièrement dans le gros œuvre. Le second œuvre conserve une situation plus favorable, mais ses carnets se dégradent depuis la fin du premier trimestre. L’activité devrait rester stable en août.
À l’échelle nationale, les perspectives apparaissent toutefois un peu plus favorables pour le mois prochain, avec une accélération attendue dans les trois grands secteurs. Les tensions sur les prix des matières premières et les prix de vente se sont par ailleurs atténuées en juillet. L’incertitude poursuit également son reflux. Selon l’estimation de la Banque de France, le PIB français pourrait progresser de 0,2 % au troisième trimestre. Une prévision qui reste néanmoins fragile, compte tenu du peu d’informations disponibles en ce début de trimestre et des incertitudes liées notamment à la situation au Moyen-Orient et aux conditions climatiques.