À Dijon, un concours d’éloquence a réuni 13 jeunes issus de l’Aide sociale à l’enfance autour de leurs parcours de vie. Au-delà de l’exercice oratoire, l’initiative met en lumière les enjeux d’insertion professionnelle et de valorisation du capital humain.
Organisé au Bistrot de la Scène, l’événement a permis à des participants âgés de 16 à 25 ans de partager les facteurs ayant contribué à leur parcours : accompagnement éducatif, cadre sécurisant ou engagement dans des activités structurantes. Encadrés par des professionnels : metteur en scène, avocat ou encore artiste, ces jeunes ont bénéficié d’un dispositif visant à renforcer leurs compétences comportementales, désormais recherchées par les employeurs.
Soft skills : un atout clé pour renforcer l’employabilité
Dans un contexte de tensions sur le marché du travail, notamment sur les profils peu qualifiés, ce type d’action répond à un enjeu économique plus large : favoriser l’intégration durable de publics fragilisés. Les jeunes issus de la protection de l’enfance restent en effet plus exposés au chômage et à la précarité, générant des coûts indirects pour la collectivité.
En développant la confiance en soi, la prise de parole et la capacité à structurer un discours, ces initiatives contribuent à améliorer l’employabilité. À l’échelle nationale, elles s’inscrivent dans une logique d’investissement social, visant à réduire les dépenses publiques liées à l’exclusion tout en renforçant le potentiel productif des territoires.