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La Banque de France de Meurthe-et-Moselle confirme une incertitude sans précédent

La Banque de France de Meurthe-et-Moselle vient de présenter, le 23 septembre à l’IAE Nancy School of Management, son enquête conjoncturelle sur les perspectives économiques régionales. Sans surprise, c’est loin d’être rose.

Pas de récession même dans le pire des scénarios ! Christophe Maurel, le directeur de la Banque de France en Meurthe-et-Moselle l’a assuré à l’occasion de la présentation des perspectives économiques dans la région en cette période de rentrée devant le parterre traditionnel de chefs d’entreprise et de représentants d’organismes professionnels et d’étudiants réunis le 23 septembre dans l’un des amphithéâtres de l’IAE Nancy School of Management. 

«En cette période d’incertitude sans précédent que nous traversons, j’aimerais reprendre les déclarations de notre gouverneur pour tirer un coup de chapeau aux chefs d’entreprise pour leur résilience. Sans eux nous serions encore plus mal», assure le directeur de la Banque de France de Meurthe-et-Moselle. 

L’enquête présentée a balayé les trois grands secteurs de l’industrie, des services marchands et du BTP.

Investissements contraints

Industrie : «les industriels ont nettement revu à la baisse leurs prévisions pour 2026. La croissance attendue s’établit désormais à 0,9% contre 1,8 % lors de notre enquête précédente de début d’année. Ce ralentissement concerne l’ensemble des branches industrielles, à l’exception de la fabrication de matériels de transport (...) Dans ce contexte, l’emploi industriel se dégraderait à nouveau cette année dans des proportions globalement conformes aux prévisions formulées en début d’année».

Services marchands : «le climat des affaires devrait être finalement moins favorable. Dans un contexte de demande plus modérée, la croissance de l’activité est désormais attendue à 2,8% contre 3,5% anticipée en janvier (...). La situation est différente sur le front de l’emploi. Alors qu’une stabilité globale des effectifs était envisagée en début d’année, plusieurs secteurs prévoient désormais des recrutements». 

BTP : «les prévision globales d’évolution du chiffre d’affaires ont fortement été révisées à la baisse passant de +0,8% à seulement +0,1%. Cette dégradation concerne l’ensemble des segments du secteur (...). Sur le plan de l’emploi, la tendance est légèrement mieux orientée. Cette amélioration est principalement portée par le gros œuvre».

Du côté des investissements, des chiffres présentés peuvent apparaître étonnants, à l’image des +7,8% enregistrés dans l’industrie. Une hausse liée à ce que l’on pourrait qualifier d’investissements contraints comme ceux liés à la décarbonation.

Dans les deux autres secteurs, les investissements sont revus à la baisse. -21,6% pour les services marchands et -20,3% pour le BTP. 

Côté rentabilité : «les anticipations de baisse restent plus nombreuses que celles de hausse, traduisant un environnement économique encore incertain». 

Vu le climat général, le terme incertain se veut poli...