«C’est la première fois qu’une fromagerie ouvre dans la station balnéaire», informe Vincent Bény-Thoreux. Ancien journaliste dans des hebdomadaires locaux, il a décidé de vivre de sa passion à Ault où il vit depuis quatorze ans et dont le tissu commercial est en développement.
Les fromages, il en connait un rayon. «Quand on allait en vacances avec ma femme, on choisissait la destination en fonction de ceux fabriqués sur place, poursuit-il. Il y a une multitude de produits, d’affinages, de gouts… Ils symbolisent la convivialité et le partage».
Dès qu’il a saisi vos préférences, il vous tend une fine tranche de Blanc Nez savoureux tout droit venu du Pas-de-Calais, de mimolette crémeuse ou de fromage aux noix. «Celui-là vous allez en tomber amoureuse», déclare t-il. «Les gens me demandent des conseils, raconte t-il. Je fais gouter dès que possible. C’est la meilleure façon de faire connaitre les produits».
Son étal est riche d’une centaine de fromages venant de toute la France, tels les incontournables Morbier ou Comté, et plus locaux comme de la tomme au foin de Grémévillers dans l’Oise, du maroilles ou de la mozzarella des Hauts-de-France. «Je propose beaucoup de fromages au lait fermier ou au lait cru car ils sont de très bonnes qualité et aussi des pasteurisés pour les femmes enceintes et les enfants, ajoute t-il. Je concocte des planches à emporter ou à manger installé sur la terrasse. Je peux aussi en réaliser pour des évènements, des séminaires…».
D'autres produits locaux et français
Vincent Bény-Thoreux vend aussi des crèmes fraiche ou crue, des yahourts de FermOgout à Saint-Fuscien près d’Amiens. Dans ce qui était un salon de coiffure, il a aménagé un coin épicerie fine avec vins, bières, chips, épices, miel d’Inval-Boiron. Ouvert depuis mi-mai, il tire un bilan positif. «L’accueil des Aultois et des touristes est très bon. Les commentaires sur les produits sont excellents. Mes tarifs sont démocratiques. C’est important de participer au développement économique de la station balnéaire».
Dans sa nouvelle aventure, il a été épaulé par un prêt d’honneur de 6 000 euros pour l’achat de son matériel accordé par France Active, Initiative Somme, BPI France et la communauté de communes des Villes Soeurs. Avant de partir, il nous montre le bel autocollant posé sur sa devanture d’adhérent de la fédération Fromagers de France. Pas de doute, Vincent Bény-Thoreux savoure sa deuxième vie professionnelle.