Portrait

Le Fort Pélissier garde le cap

Sur les hauteurs de Bainville-sur-Madon, le Fort Pélissier entame la période estivale avec son lot de nouveautés en termes d’aventure et de parcours. Malgré de fortes tempêtes, le complexe tient la barre et travaille son potentiel pour affirmer et développer sa singularité. 

Les mousquetons s’accrochent sur la ligne de vie dans un cliquetis caractéristique ! Casqué, sanglé, du haut de ses six ans, le petit bonhomme évolue sur le parcours savamment guidé et encadré par les adultes accompagnant ! 

«Regarde bien devant toi et évolue à ton rythme, pas la peine d’aller vite, ce n’est pas une course», assure une accompagnatrice restée au sol et à hauteur d’homme presque plus stressée que le grimpeur en herbe. En l’espace de quelques minutes, ses gestes sont assurés, ses mouvements fluides. 

Aucune crainte ni appréhension sur sa petite frimousse, juste une confiance infantile pouvant soulever des montagnes. En ce matin de début juin, le parcours enfant de l’accropierre du Fort Pélissier, sur les hauteurs de Bainville-sur-Madon, à quelques encablures de Pont-à-Vincent, accueille, comme à l’accoutumée en cette période pré-estivale, un groupe de scolaires venu découvrir joies et maîtrise des sensations plus ou moins fortes. 

Depuis le mois de mai, les activités extérieures en cet ancien fort militaire ayant accueilli dans les années 1970 un centre d’entraînement commando ont repris. Les familles et les groupes d’amis viennent, pour bon nombre, se surpasser et se mettre au défi dans des parcours adaptés et sécurisés les week-ends et pendant les vacances. 

La semaine, les opérations team building à destination des entreprises et associations s’enchaînent dans cette optique managériale de renforcement de la cohésion d’équipe. 

«50% de notre activité sont réalisés par les concepts extérieurs que nous proposons, l’autre moitié provient de notre offre événementielle. À l’année, nous accueillons environ 30 000 visiteurs».

Potentiel travaillé

Dans les allées du fort, où la fraîcheur des murs de pierre à l’ombre des nombreux sous-ponts est salvatrice dans les périodes de forte chaleur, Camille Cherrier-Deloos, directrice adjointe et responsable du site depuis octobre dernier, attend beaucoup de la saison qui vient tout juste de commencer. 

La période du recrutement des saisonniers «sportifs comme opérateurs de parcours» se poursuit, histoire de renforcer l’équipe d’une douzaine de collaborateurs permanents afin de faire face à la période estivale. 

«Le fort fonctionne toute l’année grâce à ses différents espaces et structures». 

Le parc de loisirs propose ses activités aventure (Accropierre, glissades, labyrinthe, karts à pédales, énigmes et jeux d’équipes) auxquelles s’ajoute et se mixe le volet événementiel (mariages, anniversaires, séminaires d’entreprises, Salons) et depuis quelques années un volet spectacles avec l’ouverture du Hangar. 

La structure, présente sur le périmètre de 18 hectares de l’emprise du fort, a ouvert en 2019 après une vaste campagne de réhabilitation de cet ancien hangar d’aviation en bois datant des années 1950. 

Une dizaine de chambres et l’Auberge, restaurant à la vue imprenable sur la campagne meurthe-et-mosellane depuis sa terrasse panoramique (ouvert uniquement aujourd’hui lors des événements et fonctionnant avec des traiteurs locaux), viennent compléter le potentiel des lieux. 

Un potentiel travaillé depuis de nombreuses années par la société Lorraine loisirs aventures, présidée par l’ancien président de l’ASNL, Jacques Rousselot, avec des hauts et des bas. Créer un complexe mêlant parc de loisirs, restaurant, hébergement, est une aventure en soi.

Un recentrage sur les activités porteuses a été nécessaire en gardant des projets de développement à l’esprit quand le temps sera venu. Pour l’heure, la période estivale est la priorité. Trois nouveautés version parcours et ambiance sont proposées venant s’ajouter aux offres déjà bien ancrées. 

De nouvelles aventures attendent les intrépides de tous âges ! Jumango, dès l’âge de dix ans, un scénario où il faut libérer le fort d’une malédiction. La Flamme d’Ambrosia, destinée aux plus jeunes où il faut aider une petite dragonne à retrouver son feu arc-en-ciel. Ahoura Khan, dès 14 ans, un team building dérivé du jeu télé Koh Lanta. 

«L’ensemble de ces activités et scénarios d’aventures sont développés par nos équipes en interne», explique celle qui est présente depuis plus de dix ans au sein de l’aventure Fort Pélissier en gravissant pas à pas les échelons. Elle ne l’a jamais quitté, tout comme une bonne partie des permanents. «Vous ne pouvez qu’être attaché à ce lieu, c’est un cadre unique»

Une certitude…


Recherche investisseurs

Exploité par la société Lorraine loisirs aventures, le Fort Pélissier est à la recherche de nouveaux investisseurs. Un projet d’expansion et de boostage du volet restauration-hôtellerie, notamment avec l’idée d’hébergements insolites, est toujours bien présent !