Dossier

Lille : HDFID s’interroge sur le financement des start-ups

Dans le cadre de son assemblée générale le 24 juin, l’association HDFID a organisé une table ronde autour du financement des start-up, du parcours à suivre et des enjeux liés à ce sujet dans les Hauts-de-France.

HDFID, animateur et coordinateur de l’écosystème régional de l’innovation, a organisé son assemblée générale le 24 juin. L’association en a profité pour revenir sur son année 2025, une «année de transition», qui va lui permettre, dans les années à venir, de se concentrer sur le suivi des entreprises et sur les partenariats avec les acteurs de la région. Un rôle essentiel dans un territoire qui renouvelle constamment son écosystème entrepreneurial et qui prend une place prépondérante au niveau national et européen.

Car la région des Hauts-de-France a une grande tradition de développement d’entreprises. Historiquement, évidemment avec les diverses sociétés du textile, notamment aux XIXe et XXe siècles. Et depuis le XXIe siècle, la région a pris son envol grâce à la mise en place de plusieurs incubateurs de start-up. L’écosystème est donc riche en idées et en innovation, qui doit être accompagné au mieux pour faciliter le développement et le rayonnement régional. Pour ce faire, il faut des financements, mais ceux-ci peuvent être complexes à obtenir, et les start-up, pour les avoir, doivent être «crédible» aux yeux des financeurs, comme le précise Clara Revel, Manager Incubateur & Accélérateur d’Innov’A.

Sans financement, pas d’innovation

Pour être crédible, il faut pouvoir «dérisquer le marché. C’est un point important, souvent oublié par les porteurs de projets, qui se concentrent surtout sur leur innovation technologique», ajoute-t-elle. Pour qu’une innovation fonctionne, elle doit être mise sur le marché. «Tant que vous ne vendez pas, ce n’est pas une innovation», assène Bruno Desprez, président de HDFID.

Dans la plupart des cas, pour développer leur start-up, les porteurs de projets passent par une levée de fonds, qui est l’un des «points d’accélération» les plus communs, selon les mots de Guillaume Bruniaux, Directeur de Nord France Amorçage. Une accélération qui a évolué ces dernières années via le traitement des projets, avec des fonds beaucoup plus importants et en constante augmentation, ce qui s’explique par des financements qui interviennent plus tard qu’auparavant. Surtout que les financeurs, à l’instar de Nord France Amorçage, souhaitent avoir une «visibilité de 18 à 24 mois» avant de se lancer dans un financement. Cette éducation au travail de l’ombre pour les porteurs de projet passe par les incubateurs, qui les forment toujours plus à ces problématiques.