Pour faire face à la dépendance à la voiture, l’isolement de certains habitants, l’éloignement des services publics et la fragilité des moyens de transports en commun, le Département de la Meuse s’est lancé dans une aventure collective il y a déjà huit mois. À l’heure où les problèmes de mobilité freinent le recrutement de certaines entreprises ou encore la réinsertion de publics empêchés, quelle est la marge de manœuvre pour des territoires ruraux comme la Meuse confrontés à une contrainte budgétaire et à plus de 3 500 km de routes ? C’est justement pour tenter de trouver des réponses que le Conseil départemental a décidé de s’engager autour de solutions pragmatiques, en priorisant dans un premier temps les jeunes de moins de trente ans. Six solutions pour favoriser leur mobilité restent à approfondir autour du covoiturage de lignes, du permis de conduire et du code au lycée, des tutos et contenus numériques, des stages de mobilité et d’apprentissages, des navettes vers des lieux précis ou encore des Pass test mobilité gratuit.
Trois expérimentations lancées
Au-delà des actions destinées aux plus jeunes, trois expérimentations sont lancées avec la requalification de 150 km de routes départementales à faible trafic d’ici l’automne. Autre priorité avec la création d’un HUB des mobilités, à proximité de la gare Meuse TGV. Quant à la dernière initiative, elle est menée en partenariat avec les besoins des entreprises qui rencontrent des difficultés pour recruter que ce soient Hutin ou Berthold dans le nord-meusien ou encore Daimler Buses à Ligny-en-Barrois autour d’une maison des alternants ou de la mise en place de solutions de location longue durée de véhicules. La réflexion devrait aboutir sur des décisions politiques avant la fin de l’année. À suivre.